Lidl s'attaque à Ninja avec son airfryer Silvercrest en verre. Comme le Ninja Crispi, il propose deux cuves transparentes pour surveiller les aliments et faciliter leur conservation. Mais nos essais au laboratoire Labo Maison révèlent des performances de cuisson assez décevantes sur les deux appareils. Le Silvercrest décroche néanmoins une note globale légèrement supérieure, avec 3,3/5 contre 3,1/5 pour le Ninja Crispi. Voici ce qui les départage réellement.
Les airfryers en verre se multiplient. Leur principal argument est simple : remplacer le traditionnel panier métallique à revêtement antiadhésif par un récipient transparent, capable de passer de la cuisson à la table, puis au réfrigérateur. Ninja a ouvert le bal avec son Ninja Crispi qu’il a décliné en Crispi Pro puis Crispi DualZone. Et la concurrence a suivi. Dreame a suivi avec son Tasti et c’est au tour de Lidl dorénavant de s’inviter sur ce nouveau terrain de jeu. Nous avons testé ces différents produits. Nous vous proposons ici un premier duel entre le Silvercrest airfryer en verre et le Ninja Crispi.
Ces deux appareils adoptent donc tous les deux cette nouvelle approche de la friteuse à air chaud. Ils proposent chacun deux cuves en verre, des couvercles de conservation et quatre modes de fonctionnement.
Après les avoir soumis à nos essais au laboratoire Labo Maison, nous avons relevé un point commun sur les deux modèles. Ils présentent l’un et l’autre des limites dans la répartition uniforme de la chaleur lors d’uns cuisson.
Design et ergonomie : Lidl marque des points avec son couvercle articulé
Nous sommes ici sur des designs équivalents et sur un principe identique. Le bloc moteur se situe sur le dessus et il se positionne sur les cuves en verre. Ce bloc est amovible chez Ninja. Chez Lidl, il est fixé sur une charnière et se referme sur les cuves. Les formats de cuves sont de 2 et 4 L pour le Silvercrest et de 1,4 et 3,8 L pour le Ninja.
Pour installer ou retirer un récipient, il suffit de soulever le couvercle. Le bloc chauffant reste solidaire de l’appareil chez Lidl, ce qui évite d’avoir à le poser sur le plan de travail lorsqu’il est encore chaud, comme avec le Ninja.
Nous avons apprécié ce fonctionnement du Silvercrest, même si la sécurité arrière qui permet de refermer l’ensemble demande un petit temps d’adaptation. Les finitions restent également assez basiques, avec une utilisation importante du plastique.
Les deux modèles disposent de poignées sur leurs récipients. Le module chauffant s’arrête automatiquement lorsqu’il est soulevé.
Avantage Lidl Silvercrest. Son couvercle articulé est plus pratique au quotidien, malgré des finitions moins valorisantes.
Interface : Lidl permet de régler la température, contrairement au Ninja
Les deux appareils proposent quatre programmes aux fonctions comparables : cuisson à air chaud, rôtissage, réchauffage croustillant et maintien au chaud. Mais leur fonctionnement est très différent.
Sur le Silvercrest, une molette permet de choisir le programme, tandis que des commandes dédiées servent à ajuster la durée et la température.

Cette liberté est appréciable, même si nous avons constaté un défaut ergonomique : impossible de changer directement de programme une fois la cuisson lancée. Il faut éteindre puis rallumer l’appareil.
Le Ninja Crispi pousse la simplicité plus loin. L’utilisateur sélectionne un mode et règle uniquement la durée, entre 1 et 60 minutes. La température est déterminée automatiquement par l’appareil. Ce choix facilite la prise en main, mais réduit considérablement les possibilités d’adaptation des recettes.
Avantage Lidl Silvercrest, qui laisse davantage de contrôle sur la cuisson.
Température : une répartition de chaleur problématique sur les deux modèles
C’est le principal point faible de ce duel. Nous avons placé plusieurs sondes dans les cuves afin de mesurer les températures atteintes et leur homogénéité.
Sur le Silvercrest, avec une consigne de 200 °C, deux sondes se sont stabilisées autour de 194 à 195 °C. La troisième, placée dans une zone plus centrale, n’a relevé qu’environ 166 °C.
La moyenne de nos trois points de mesure atteignait ainsi 185 °C, soit 15 °C de moins que la consigne. À 180 °C, nous avons retrouvé une différence comparable entre le centre et les côtés.
Le Ninja Crispi présente lui aussi une chauffe hétérogène. En mode AirFry, nous avons relevé des températures comprises entre 177 et 201 °C sur les côtés, tandis que le centre ne dépassait pas 170 °C.
Dans les deux cas, les aliments placés au milieu reçoivent donc moins de chaleur que ceux situés en périphérie.
Aucun vainqueur net sur ce critère. Nos mesures révèlent une distribution de chaleur insuffisamment homogène sur les deux appareils, sans permettre de les départager rigoureusement dans des conditions de température identiques.
Cuisson : un croustillant décevant chez Lidl comme chez Ninja
Ces écarts de température se retrouvent directement dans nos essais culinaires.
Avec le Silvercrest, les aliments situés sur les côtés ont tendance à colorer plus rapidement que ceux placés au centre. Il faut donc remuer régulièrement les préparations et prolonger certaines cuissons pour obtenir un résultat satisfaisant.
L’appareil finit par faire correctement son travail, mais la coloration et le croustillant restent en retrait par rapport aux airfryers les plus efficaces de notre laboratoire.
Le Ninja Crispi rencontre des difficultés similaires. Lors de nos essais avec des frites de patates douces, nous avons obtenu une cuisson irrégulière et un manque de croustillant.
Le constat était également mitigé sur des nuggets maison : prolonger la cuisson pour obtenir une panure suffisamment croustillante conduisait à dessécher la viande.
Le Crispi s’est montré plus convaincant pour réchauffer des aliments, notamment avec son programme Recrisp, ou pour certaines préparations de viande.
Notre constat : aucun des deux ne convainc pleinement sur la cuisson. Le Silvercrest demande des ajustements fréquents, tandis que le Ninja peine particulièrement à concilier croustillant et cuisson homogène sur certaines recettes.
Bruit : le Ninja Crispi nettement plus discret
Sur ce point, les mesures de notre laboratoire permettent de départager clairement les deux appareils.
| Modèle | Niveau sonore en mode Air Fry à 1 m |
|---|---|
| Lidl Silvercrest | 55,8 dB(A) |
| Ninja Crispi | 47,8 dB(A) |
Le Ninja Crispi affiche donc 8 dB(A) de moins que le Silvercrest dans nos conditions de mesure. Le ventilateur du Lidl se fait davantage entendre, tandis que le Ninja se situe dans la moyenne basse des airfryers testés au laboratoire.
Avantage Ninja Crispi, sensiblement plus discret pendant la cuisson.
Entretien et rangement : deux appareils pratiques grâce au verre
C’est probablement sur ce terrain que les deux modèles justifient le mieux leur conception. Leurs cuves en verre permettent de surveiller directement les aliments sans interrompre la cuisson. Elles facilitent également le service et la conservation des préparations.
Chez Lidl, les deux récipients passent au lave-vaisselle. La petite cuve de 2 litres peut se ranger dans celle de 4 litres, tandis que les couvercles fournis permettent de conserver les aliments au réfrigérateur.
Le Ninja Crispi utilise du verre borosilicate sans revêtement antiadhésif sur les cuves. Elles ne présentent donc pas les risques d’écaillage associés aux revêtements traditionnels et peuvent être nettoyées avec une éponge abrasive ou utilisées avec des ustensiles métalliques sans craindre de détériorer un revêtement inexistant. Les cuves, grilles et couvercles passent également au lave-vaisselle.
Égalité sur la facilité d’entretien, avec un avantage pratique pour le rangement des cuves chez Lidl et une conception particulièrement rassurante des récipients chez Ninja.
Prix : le Silvercrest Lidl se distingue à 79,99 €
C’est l’un des principaux arguments du Silvercrest. Vendu 79,99 €, il constitue l’offre la plus compétitive sur ce marché des airfryers en verre. Le Ninja Crispi bénéficie de matériaux intéressants et d’un fonctionnement plus silencieux, mais il s’affiche au double du prix de son rival du jour.
Le positionnement très accessible du Silvercrest constitue donc un sérieux argument, surtout pour un utilisateur davantage intéressé par la praticité des cuves en verre que par des performances de cuisson particulièrement poussées.
Notre verdict : le Lidl Silvercrest s’impose d’une courte tête
Au terme de nos essais, le Lidl Silvercrest obtient une note globale de 3,3/5, contre 3,1/5 pour le Ninja Crispi. Cette courte avance s’explique notamment par son couvercle articulé, ses deux cuves pratiques, la possibilité de régler la température et son tarif accessible.
Aucun des deux ne parvient à convaincre pleinement sur le critère essentiel d’un airfryer : obtenir rapidement une cuisson homogène et croustillante. Le Silvercrest mérite sa légère avance au classement général, sans pour autant constituer une référence en matière de performances culinaires. Notre préférence va au Lidl Silvercrest pour son rapport entre praticité et prix.





