Le Black Friday tombe le 27 novembre, en pleine saison des chauffages d’appoint. Avant d’acheter, choisissez le type selon l’usage, vérifiez le thermostat et les sécurités, et réservez le pétrole et le gaz à un usage bref, dans une pièce aérée.
Les premières fraîcheurs de novembre remettent les chauffages d’appoint en tête de gondole, et le Black Friday tombe cette année le vendredi 27 novembre. Mais une remise ne suffit pas à faire le bon choix : tout dépend de la pièce à chauffer et du temps que vous comptez l’utiliser.
Celui qui réchauffe un bureau en quelques minutes n’est pas celui qui gardera une chambre tiède toute la soirée. Avant de comparer les pourcentages, posez-vous donc une question : pour quoi faire ?
Quel chauffage d’appoint acheter selon votre usage
Le soufflant, y compris en version céramique, pousse de l’air chaud grâce à un ventilateur. La chaleur arrive vite, mais retombe dès l’arrêt, et l’appareil s’entend. C’est l’outil d’un usage ponctuel dans une petite pièce : le bureau le temps d’une matinée, la chambre d’amis avant le coucher.
Le bain d’huile chauffe plus progressivement. Il met effectivement plus de temps à monter en température, mais reste silencieux et diffuse encore un peu de chaleur après l’arrêt. Il se prête mieux à une pièce occupée plusieurs heures.
Le panneau rayonnant ou infrarouge chauffe surtout ce qui se trouve en face de lui. Pratique devant un fauteuil, moins pour toute une pièce. Et à puissance appelée et durée égales, aucune de ces technologies ne consomme moins qu’une autre : c’est le temps de fonctionnement qui fait la facture.
Reste le radiateur à inertie, souvent vendu au même rayon. Il se fixe généralement au mur et se raccorde à l’installation : c’est un chauffage principal, pas un appoint d’un soir. Si vous l’envisagez, vérifiez qu’il accepte le fil pilote, dont nous détaillions l’intérêt pour rendre un radiateur électrique connecté.
Avant d’acheter : vérifiez le thermostat, les sécurités et le marquage
Premier point à lire sur la fiche produit, le thermostat. Un sélecteur de puissance seul ne régule rien : l’appareil chauffe tant qu’il est allumé. Un thermostat réglable coupe la résistance une fois la température atteinte, et une minuterie limite sinon sa durée de fonctionnement. Regardez aussi la puissance et la surface conseillée dans la notice.
Cherchez ensuite deux protections : la sécurité anti-surchauffe, qui coupe l’appareil s’il chauffe anormalement, et, pour un modèle posé au sol, l’arrêt en cas de basculement. Le logo CE, lui, n’a rien d’un label de qualité : c’est une déclaration du fabricant, qui affirme respecter les exigences européennes.
Prévoyez aussi sa place. Branchez-le de préférence directement sur une prise murale et ne surchargez jamais une multiprise ou une rallonge. Respectez les distances de la notice avec les rideaux, les meubles ou le lit, ne le recouvrez jamais et éteignez-le quand vous n’en avez plus besoin.
Pour la salle de bain, prudence. Un chauffage mobile n’y a sa place que s’il est conçu pour cette pièce : la notice, son indice de protection contre l’eau (IP) et les règles électriques autour de la douche ou de la baignoire doivent être respectés. Dans le doute, demandez à un électricien. Pour un usage quotidien, un appareil fixe bien installé reste la bonne solution.
Chauffage au pétrole ou au gaz : les règles de sécurité à respecter
Les chauffages mobiles au gaz et les poêles à pétrole à mèche fonctionnent sans prise électrique, les modèles électroniques ont en revanche besoin du secteur. Mais aucun n’est raccordé à un conduit : ils rejettent les produits de leur combustion dans l’air de la pièce, dont le monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore. Santé publique France et la Direction générale de la santé comptent ces chauffages mal utilisés parmi les causes d’intoxication, qui touchent environ 3 000 personnes par an en France et en tuent une centaine.
- Deux heures de suite au maximum, et jamais la nuit : ils ne sont pas faits pour chauffer en continu ni pour remplacer un chauffage principal.
- Uniquement le combustible préconisé, selon les consignes du fabricant.
- Aérez au moins dix minutes par jour, même par temps froid, sans jamais boucher grilles ni bouches de ventilation, et gardez la pièce ventilée pendant que l’appareil fonctionne.
- Ne vous chauffez jamais avec une cuisinière, un four ou un réchaud.
Maux de tête, grande fatigue, nausées, vertiges, surtout chez plusieurs personnes à la fois : aérez, arrêtez l’appareil si possible, sortez et appelez le 15, le 18 ou le 112.
Pour en savoir plus, lire : Détecteur de monoxyde de carbone : où l’installer et comment bien le choisir.
Ce que coûtera votre chauffage d’appoint du Black Friday
Le calcul est assez simple : puissance, multipliée par la durée, multipliée par le prix du kWh. Au tarif réglementé d’EDF en option Base, le kWh coûte 0,2001 € pour un compteur de 3 ou 6 kVA depuis le 1er août 2026. Un soufflant de 2 000 W utilisé une heure par jour à pleine puissance consomme 2 kWh, soit environ 0,40 €. Sur 30 jours, 60 kWh, autour de 12 €.
Sur la durée, une bonne régulation évite donc des heures de chauffage inutiles, un avantage qui compte au-delà du prix d’achat. Et en option Tempo, le prix du kWh dépend de la couleur du jour : consultez le calendrier des jours rouges Tempo avant de brancher l’appareil. Si le froid s’installe vraiment, notre point sur le vortex polaire vous dira quoi préparer.
Côté prix enfin, une remise annoncée doit se calculer à partir du prix le plus bas pratiqué par le vendeur sur les 30 jours précédents. Comparez le prix final chez plusieurs enseignes, et souvenez-vous qu’un appareil soldé garde sa garantie légale de conformité de 2 ans.
Pour préparer vos achats, lire aussi : les dates du Black Friday 2026, enseigne par enseigne, comment repérer une fausse promo et notre page Black Friday.
Sources : Santé publique France et Direction générale de la santé (communiqué sur les intoxications au monoxyde de carbone, 26 novembre 2025) ; EDF (grille du Tarif Bleu applicable au 1er août 2026).