Le Black Friday tombe le 27 novembre, et les faux sites marchands en profitent. Avant de payer, vérifiez l’adresse et l’identité du vendeur, ignorez les liens « colis ». En cas d’arnaque, alertez votre banque sans attendre, puis signalez les faits.
En 2026, le Black Friday tombe le vendredi 27 novembre, suivi du Cyber Monday le lundi 30. La DGCCRF le rappelait en novembre 2025 : ces opérations de promotion sont aussi propices aux pratiques déloyales ou trompeuses, surtout en ligne.
Après la fermeture d’Alinéa, nous avions repéré ces faux sites de déstockage qui promettaient jusqu’à 90 % de remise. Plusieurs consommateurs ont déclaré avoir payé des commandes sans jamais recevoir leurs meubles. Voici les vérifications à faire avant de payer, et que faire si c’est trop tard.
Faux sites du Black Friday : vérifiez le vendeur avant de payer
Premier réflexe, l’adresse du site. Les faux sites copient effectivement l’apparence d’enseignes connues, avec une adresse qui ne diffère parfois que par un détail. Tapez-la vous-même plutôt que de suivre une publicité ou un lien reçu. Cherchez ensuite les mentions légales (identité du vendeur, adresse, contact) et les conditions générales de vente. Obligatoires, elles peuvent aussi être fausses : vérifiez leur cohérence.
Tapez aussi le nom du site suivi du mot « arnaque » dans un moteur de recherche : les avis affichés sur la boutique peuvent être faux. Et ne vous fiez pas au cadenas. La mention « https » indique seulement que la connexion est chiffrée, pas que le vendeur est honnête.
Reste le dropshipping, la vente sans stock expédiée par un fournisseur souvent situé à l’étranger. Légal, mais source de nombreuses plaintes : colis jamais livrés, vendeur injoignable. Et selon la DGCCRF, certains rouvrent sous une autre adresse une fois bloqués.
Les comptes à rebours et les « plus que 3 en stock » peuvent être fictifs, conçus pour vous presser. Vérifiez le montant final du panier : la DGCCRF signale des produits ajoutés sans qu’on les demande et des essais gratuits qui se transforment en abonnement.
Au paiement, quatre informations suffisent : numéro de carte, nom, date de validité et cryptogramme. Jamais votre code secret. Si votre banque vous demande de confirmer dans son application, vérifiez le montant et le bénéficiaire avant de valider. Supprimez aussi votre carte enregistrée sur les sites où vous revenez rarement.
Fausses boutiques sur les réseaux sociaux et faux bons de réduction
Sur les réseaux sociaux, la boutique vient à vous, en publicité ou en message. La DGCCRF appelle à la vigilance face aux annonces que vous n’avez pas sollicitées, et Bercy face aux codes promo « limités ». Alors bien sûr, toute marque inconnue n’est pas une arnaque. Mais le site vers lequel renvoie la publicité se vérifie de la même façon.
Cybermalveillance.gouv.fr signale aussi de faux bons d’achat pour des grandes surfaces : pour « recevoir » le cadeau, il faut donner ses données personnelles. Le lien peut même venir d’un proche dont le compte a été piraté, comme dans l’arnaque WhatsApp au faux vote pour « Sophie ». Même prudence si l’on vous demande de payer en codes de coupons de recharge prépayés : un moyen de paiement difficilement traçable, très prisé des cybercriminels selon le même organisme.
SMS ou mail « colis » : l’erreur à éviter pendant le Black Friday
Avec les commandes de novembre, les faux messages de livraison tombent à pic. Colis bloqué, frais de douane à régler : le lien mène à un faux site aux couleurs de La Poste, Colissimo ou Chronopost, qui réclame votre carte. Or les transporteurs ne demandent jamais de paiement par SMS ou par mail. Suivez le colis sur le site officiel du transporteur.
Autre variante, la fausse confirmation de commande avec un bouton « Annuler ma commande » : vérifiez plutôt votre historique sur le site du marchand. Les escrocs soignent leurs messages, au point d’envoyer une photo de votre colis générée par IA. Et si le message vous demande d’appeler un numéro pour faire opposition ? N’appelez pas. Le vrai numéro de votre banque figure sur son site ou dans son application.
Pour en savoir plus, lire : Banque de France : attention à ce SMS qui annonce votre fichage
Si vous vous êtes fait avoir : opposition bancaire, remboursement et signalements
Prévenez votre banque sans attendre et gardez les preuves (messages, captures d’écran, adresse du site). Ensuite, tout dépend du cas.
Votre carte a servi à des achats que vous n’avez pas faits. Faites opposition via l’application ou le numéro officiel de votre banque, à défaut au 0 892 705 705 (serveur interbancaire, surtaxé, 24 h/24). Contestez ensuite ces paiements sans tarder et demandez leur remboursement : le délai maximal est de 13 mois après le débit, mais seulement de 70 jours si le paiement est parti hors de l’Espace économique européen. Carte toujours en main ? Signalez la fraude sur Perceval. La banque ne peut pas exiger de plainte avant d’examiner votre demande, rappelle la Banque de France.
Vous avez payé vous-même une commande jamais livrée. Le remboursement n’a alors rien d’automatique. Demandez à votre banque si une rétrofacturation (chargeback) est possible : ce service dépend de votre contrat de carte. La plainte peut se déposer en ligne sur THESEE si le site était faux, le bien jamais arrivé et le service client injoignable. Sinon, direction le commissariat ou la gendarmerie.
- SMS frauduleux : transférez-le au 33700 ; mail : Signal Spam ; page d’hameçonnage : Phishing Initiative.
- Faux site ou litige avec un vendeur : SignalConso.
- Tentative d’escroquerie : internet-signalement.gouv.fr (Pharos).
- Mot de passe saisi : changez-le partout où vous l’utilisiez, et activez la double authentification.
Perdu dans les démarches ? Le service en ligne 17Cyber, ouvert 24 h/24, aide à établir un diagnostic. Info Escroqueries répond gratuitement au 0 805 805 817, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30.
Pour préparer vos achats, lire aussi : les dates du Black Friday 2026, enseigne par enseigne, comment repérer une fausse promo et notre page Black Friday.
Sources : DGCCRF (« Black Friday » : gare aux fausses promesses, 24 novembre 2025) ; Cybermalveillance.gouv.fr (hameçonnage à la livraison de colis).