La taxe d’habitation reste due sur les résidences secondaires. Les avis 2026 arrivent en ligne à partir du 2 novembre. Avant de payer, vérifiez la majoration votée par votre commune et la date limite, qui dépend du mode de règlement.
La taxe d’habitation a disparu pour les résidences principales le 1er janvier 2023. Beaucoup de foyers l’ont donc rangée au rayon des souvenirs, comme la redevance télé. Sauf qu’elle n’a pas disparu pour tout le monde : une maison de campagne ou un studio gardé meublé restent imposables, tout comme un appartement hérité dont vous gardez la disposition.
Après l’avis de taxe foncière de la fin août, c’est au tour de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires d’arriver dans l’espace Finances publiques. Voici les dates à retenir, qui doit payer et ce qu’il faut regarder sur l’avis avant de régler.
Taxe d’habitation 2026 : les dates de l’avis et du paiement
Selon impots.gouv.fr, les avis sont mis en ligne à partir du 2 novembre 2026 pour les contribuables qui ne sont pas mensualisés, et à partir du 16 novembre pour les mensualisés. Si vous avez gardé l’avis papier, il est posté entre le 5 et le 16 novembre, ou entre le 19 et le 26 novembre pour les mensualisés. Un avis absent le 2 novembre ne veut pas dire exonération : certains arrivent plus tard.
La date limite est fixée au 15 décembre 2026 pour les moyens de paiement classiques. En ligne ou sur l’application impots.gouv, vous avez jusqu’au 20 décembre à minuit, et l’argent est prélevé à partir du 28 décembre. Le prélèvement à l’échéance tombe aussi le 28 décembre : pour y adhérer, il faut le faire au plus tard le 30 novembre.
Attention au mode de paiement. Au-delà de 300 €, le chèque, la carte bancaire, les espèces et le virement ne sont plus acceptés : il faut payer en ligne ou par prélèvement. Sous ce seuil, les moyens classiques restent possibles, y compris chez un buraliste partenaire.
Qui doit payer la taxe d’habitation sur une résidence secondaire
Tout se joue au 1er janvier. Si, à cette date, vous disposiez d’un logement meublé qui n’est pas votre résidence principale et que vous pouvez occuper quand vous le souhaitez, vous êtes redevable pour toute l’année. Propriétaire, locataire à l’année ou occupant à titre gratuit : peu importe, précise Service-Public. Vendre la maison en mars ne change donc rien à l’avis de 2026.
Un logement vide de meubles n’est pas concerné, mais il peut l’être par la taxe sur les logements vacants. Vous louez ponctuellement votre résidence secondaire tout en gardant la possibilité d’y séjourner ? La taxe reste en principe à votre nom. Un logement aménagé et réservé exclusivement à la location, dont vous ne gardez pas la disposition, y échappe. Il existe aussi une exonération pour l’ancien logement d’une personne entrée en Ehpad.
Majoration jusqu’à 60 % : vérifiez si votre commune l’applique
C’est souvent là que le montant surprend. Dans les communes où il est difficile de se loger, le conseil municipal peut majorer de 5 % à 60 % la part communale de la taxe, et non l’avis entier. Selon la DGFiP, 3 689 communes peuvent le faire en 2026, et 1 666 l’ont effectivement décidé, contre 1 629 en 2025.
Le taux maximal n’a rien d’exceptionnel : 688 de ces communes, soit 41 %, ont voté les 60 %. Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie concentrent plus de la moitié des communes qui majorent. Le réflexe le plus simple ? Posez l’avis 2025 à côté de celui de 2026 et comparez la ligne de majoration et les taux votés.
La majoration n’est pas une fatalité pour autant. Elle peut être annulée sur réclamation si vous devez loger ailleurs pour votre travail, si vous êtes hébergé en soins de longue durée, ou si le logement est inhabitable pour une raison indépendante de votre volonté.
Avis de taxe d’habitation reçu pour votre résidence principale : que faire
Un avis qui vise votre logement principal ? Ce n’est pas le retour de l’impôt : cela peut venir d’une erreur dans la situation d’occupation enregistrée par le fisc. Depuis 2023, chaque propriétaire doit indiquer dans « Gérer mes biens immobiliers », sur impots.gouv.fr, qui occupe ses logements. Commencez par vérifier ce qui y figure : tout changement doit être déclaré avant le 1er juillet.
Déposez ensuite une réclamation auprès du service des impôts dont dépend le logement, depuis votre messagerie sécurisée. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2027. Mais la réclamation ne suspend pas le paiement : demandez aussi un sursis, sinon les dates de décembre s’appliquent. Et corrigez la déclaration d’occupation, car un oubli peut coûter 150 € d’amende par logement.
Enfin, si votre résidence secondaire reste fermée tout l’hiver, c’est le bon moment pour régler la question du chauffe-eau pendant une longue absence et pour sécuriser la maison avant de partir.
Sources : impots.gouv.fr (calendrier des avis 2026) ; Service-Public (taxe d’habitation sur les résidences secondaires).