Le prix repère du gaz augmente au 1er octobre 2026, mais le surcoût réel dépend surtout de votre consommation. Pour les foyers chauffés au gaz, le prix moyen du kWh grimpe de 0,13474 à 0,14557 € TTC. Voici ce que cela change concrètement sur la facture.
Le gaz coûtera plus cher à partir du 1er octobre 2026. La hausse est désormais connue : le prix repère de vente du gaz naturel (PRVG) passe de 172,05 à 182,88 €/MWh TTC, soit +6,3 %.
Mais pour un ménage qui utilise le gaz pour se chauffer, le plus parlant n’est pas ce chiffre global. Ce qui compte vraiment, c’est le prix du kWh chauffage, qui passe de 0,13474 € TTC en septembre à 0,14557 € TTC en octobre. Dans le même temps, l’abonnement annuel reste stable à 360,79 € TTC.
Autrement dit, la hausse concerne surtout la partie consommation de la facture.
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Une règle simple : environ 1,08 € de plus tous les 100 kWh
Entre septembre et octobre, l’écart de prix atteint 0,01083 € par kWh.
Cela permet de retenir une règle simple :
- 100 kWh consommés : environ 1,08 € de plus
- 500 kWh consommés : environ 5,42 € de plus
- 1 000 kWh consommés : environ 10,83 € de plus
Plus votre chauffage tourne, plus l’impact devient visible.
Combien allez-vous payer en plus ? Nos estimations
Voici le surcoût estimé en octobre si l’on compare exactement la même consommation au prix de septembre puis à celui d’octobre.
| Consommation de gaz | Surcoût estimé |
|---|---|
| 300 kWh | +3,25 € |
| 500 kWh | +5,42 € |
| 750 kWh | +8,12 € |
| 1 000 kWh | +10,83 € |
| 1 250 kWh | +13,54 € |
| 1 500 kWh | +16,25 € |
| 2 000 kWh | +21,66 € |
Ces montants restent des estimations théoriques. Ils permettent surtout de visualiser l’effet de la hausse sur un mois donné, à consommation identique.
Pourquoi l’impact peut sembler plus élevé pour le chauffage
La hausse de 6,3 % souvent mise en avant correspond au prix repère moyen.
Mais pour les foyers qui utilisent le gaz pour le chauffage, la progression du prix du kWh apparaît un peu plus marquée.
Le passage de 0,13474 à 0,14557 € TTC représente en effet une hausse d’environ 8 % sur la partie consommation. C’est ce chiffre qui parle le plus aux ménages qui rallument progressivement leur chauffage à l’approche de l’automne.
Tous les foyers ne verront pas forcément leur facture augmenter
Il faut toutefois apporter une nuance importante : la hausse du prix repère ne s’applique pas mécaniquement à tout le monde.
Les ménages qui ont souscrit une offre indexée sur le prix repère ou sur les marchés peuvent voir l’augmentation se répercuter rapidement. En revanche, ceux qui disposent d’une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés à court terme.
C’est un point essentiel, car une partie importante des abonnés résidentiels au gaz ont justement choisi cette formule pour se protéger des variations mensuelles.
Peut-on déjà chiffrer le surcoût de tout l’hiver ?
Pas vraiment. Le prix repère du gaz est recalculé chaque mois. Il est donc impossible d’affirmer aujourd’hui combien coûtera exactement tout l’hiver 2026-2027. Le tarif d’octobre est connu, mais pas encore ceux de novembre, décembre ou janvier.
Il faut donc éviter de projeter cette hausse sur toute la saison de chauffe comme si elle était figée.
En revanche, la Commission de régulation de l’énergie estime que, si les conditions de marché restaient globalement stables jusqu’à la fin de l’année, la facture annuelle 2026 pourrait être environ 10 % plus élevée que celle de 2025, soit environ 120 € TTC de plus en moyenne.
Ce qu’il faut vérifier avant le redémarrage du chauffage
Pour savoir si cette hausse vous concerne vraiment, le plus utile est de vérifier trois points :
1. Votre type de contrat
Regardez si votre offre est :
- à prix fixe ;
- indexée ;
- ou librement révisable par le fournisseur selon ses conditions.
2. Votre niveau de consommation
L’impact dépendra surtout du nombre de kWh effectivement consommés en octobre et dans les mois suivants.
3. Le réglage de votre chauffage
À l’approche de l’hiver, quelques gestes simples peuvent aussi limiter la facture :
- programmer le thermostat ;
- ne pas surchauffer les pièces ;
- purger les radiateurs si nécessaire ;
- faire entretenir la chaudière si cela n’a pas encore été fait.
Une hausse à surveiller de près avant l’hiver
Cette augmentation du prix du gaz tombe à un moment stratégique : le début de la saison de chauffe. Même si elle ne se traduit pas immédiatement de la même façon pour tous les foyers, elle donne déjà une idée plus concrète de ce que pourrait coûter le chauffage cet automne.
Pour les ménages chauffés au gaz, le bon réflexe consiste donc à surveiller son contrat, estimer sa consommation et anticiper ses dépenses avant les premiers vrais froids.
