La consigne des 19 °C, présentée comme la référence pour limiter les dépenses énergétiques, n’est plus désormais d’actualité. Pour cet hiver, certains spécialistes privilégient 20 °C dans les pièces de vie tout en recommandant un chauffage adapté à chaque usage.
La règle des 19 °C a été fixée dans le sillage des chocs pétroliers des années 1970. Elle s’est ensuite imposée comme un repère simple : limiter le chauffage pour contenir la consommation d’énergie. Cette température moyenne reste aujourd’hui inscrite dans le Code de l’énergie.
Cette valeur vise surtout les économies d’énergie, mais ne garantit pas le même confort partout. Les conditions ont toutefois évolué. En effet, les bâtiments récents ou rénovés sont parfois mieux isolés, les appareils de régulation plus précis et les habitudes de vie plus diversifiées.
À température égale, le ressenti dépend d’ailleurs de l’humidité, des courants d’air, de la température des murs et de l’activité de chacun dans le logement. Une personne assise devant un écran peut ainsi ressentir davantage le froid qu’une personne en mouvement.
Pour toutes ces raisons, une température de 20 °C peut être plus confortable dans les pièces de vie, notamment pour les personnes sédentaires. L’ADEME recommande toutefois de conserver une température moyenne de 19 °C dans le logement. Il ne s’agit donc pas de chauffer toute la maison uniformément, mais d’adapter les réglages à l’usage de chaque pièce. On peut ainsi améliorer son confort tout en maîtrisant sa consommation d’énergie.
Un degré supplémentaire pour améliorer le confort thermique
Passer de 19 à 20 °C vise avant tout à améliorer le confort dans les pièces où les occupants passent une grande partie de leur journée. Ce degré supplémentaire peut notamment faire la différence lors d’activités sédentaires comme le télétravail, la lecture ou le visionnage d’un film.
Cette température peut ainsi constituer un bon compromis dans les pièces de vie, sans pour autant être nécessaire dans l’ensemble du logement. Cette hausse reste toutefois à considérer au regard de son coût énergétique. En règle générale, augmenter la température de consigne d’un degré peut entraîner une hausse d’environ 7 % de la consommation de chauffage, selon l’ADEME.
Le réglage doit donc répondre à un besoin réel plutôt qu’à une habitude systématique. L’objectif consiste à trouver un équilibre entre bien-être et maîtrise des dépenses. Il faut alors tenir compte de l’isolation du logement et des conditions d’occupation.
Régler la température pièce par pièce
Toutes les pièces ne nécessitent pas le même niveau de chauffage. Leur température idéale dépend principalement de leur fonction, du temps passé à l’intérieur et des habitudes des occupants.
Adapter les réglages permet de consacrer davantage d’énergie aux espaces utilisés régulièrement tout en évitant de chauffer inutilement les zones de passage. On peut donc organiser le chauffage au quotidien de façon personnalisée.
Dans le salon et les pièces de vie, on peut viser 19 °C lorsque les occupants sont présents, puis ajuster légèrement la température si nécessaire, dans le respect de la moyenne réglementaire. Dans les chambres, une température comprise entre 16 et 18 °C la nuit est généralement propice au sommeil.
Dans la salle de bains, il est conseillé de prévoir jusqu’à 22 °C pendant son utilisation, notamment pour améliorer le confort à la sortie de la douche. En revanche, dans les couloirs et les espaces de passage, une température autour de 17 °C peut suffire.
Bien évidemment, ces valeurs restent indicatives. Elles peuvent être ajustées aux besoins du foyer. Les nourrissons, les personnes âgées et les personnes fragiles peuvent nécessiter une température plus élevée.
Installer des technologies intelligentes pour gérer le chauffage
L’installation d’un thermostat programmable permet d’adapter plus facilement la température aux habitudes du foyer. Cet équipement permet de définir des plages horaires et de modifier les consignes selon les moments de la journée.
Le chauffage peut ainsi fonctionner au niveau souhaité pendant les périodes d’occupation. Il peut aussi être automatiquement réduit lorsque le logement est vide ou durant la nuit, en fonction des besoins.
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Les vannes thermostatiques connectées s’avèrent pratiques pour ajuster la chaleur dans les pièces équipées de radiateurs compatibles. Depuis une application mobile dédiée, on peut les piloter à distance et modifier leur programmation selon les horaires.
Ces dispositifs contribuent à réduire la consommation de chauffage en évitant de chauffer excessivement les pièces. Selon l’ADEME, une programmation adaptée peut permettre de réaliser jusqu’à 15 % d’économies d’énergie sur le chauffage.
Néanmoins, le résultat dépend du logement, des équipements en place et des habitudes de consommation. Une programmation bien pensée reste donc essentielle pour tirer parti de ces technologies.
Trucs et astuces pour maîtriser sa consommation
En complément des réglages de température, plusieurs gestes permettent de conserver la chaleur plus longtemps et de limiter le recours au chauffage :
- Limitez les infiltrations d’air en vérifiant l’état des joints des fenêtres et des portes.
- Ouvrez les rideaux et les volets pendant les périodes ensoleillées pour laisser entrer la chaleur naturelle. Puis, fermez les volets dès la tombée de la nuit.
- Aérez brièvement chaque jour en ouvrant largement les fenêtres durant 5 à 10 minutes pour renouveler l’air.
- Surveillez le taux d’humidité à l’aide d’un hygromètre. Il est généralement conseillé de maintenir une humidité relative comprise entre 40 et 60 %.
- Utilisez une couette adaptée à l’hiver et consommez des boissons et des repas chauds pour améliorer la sensation de confort, notamment en soirée.
- Portez des vêtements adaptés et privilégiez des chaussettes chaudes pour mieux conserver votre chaleur corporelle lorsque la température baisse.
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Sources : ADEME, Code de l’énergie et Presse-Citron.