C'est tendance : le vol de câbles en cuivre sur les bornes de recharge explose. Poussé par le prix record du métal, ce fléau coûte cher et pénalise les conducteurs.

Câble en cuivre sectionné sur une borne de recharge, illustrant le fléau des vols sur le réseau électrique.
Il suffit de 5 à 10 secondes avec une simple scie pour sectionner le câble d’une borne de recharge électrique.

Le vol de câbles en cuivre sur les bornes de recharge électrique connaît une recrudescence alarmante partout en France. La récente interpellation en flagrant délit de deux jeunes hommes près de Nantes illustre parfaitement ce phénomène grandissant.

Une cible facile pour un butin rapide

Les infrastructures de recharge pour véhicules électriques sont devenues le nouveau terrain de jeu des voleurs de métaux. Le 22 avril 2026, à Saint-Sébastien-sur-Loire, les forces de l’ordre ont surpris deux individus de 21 et 23 ans en train de sectionner des câbles en pleine nuit. L’opération est d’une rapidité redoutable, puisqu’il suffit de 5 à 10 secondes avec une simple scie pour couper l’équipement.

La flambée du cuivre comme déclencheur

Cette explosion des actes de vandalisme s’explique directement par l’envolée historique des cours des matières premières. Le métal rouge a connu en 2025 sa plus forte hausse annuelle depuis 2009. En avril 2026, son prix continue de grimper avec une augmentation de près de 27% sur un an, frôlant les 13 000 dollars la tonne sur les marchés mondiaux.

Des conséquences financières déséquilibrées

L’impact de ces actes délictueux révèle une asymétrie totale entre le profit généré et les dégâts occasionnés.

Impact de l’infractionCôté voleurCôté opérateur de recharge
Bilan financierGain estimé entre 20 € et 50 € à la revente au marché noir .Perte sèche pouvant atteindre 5000 € HT pour réparer une borne rapide de 100 kW .
Temps d’interventionMoins de 10 secondes pour sectionner frauduleusement l’équipement .Plusieurs semaines d’immobilisation pour commander et remplacer la pièce spécifique .
Risques et sanctions3 ans de prison et 45 000 € d’amende (5 ans en cas de vol en réunion) .Primes d’assurance qui explosent, voire des refus de couverture face aux sinistres répétés .

L’exaspération des opérateurs du réseau

Les entreprises de déploiement de bornes peinent à suivre le rythme effréné de ces dégradations sur le territoire. Dans la région des Hauts-de-France, le groupe TotalEnergies a recensé plus d’une dizaine de bornes vandalisées très récemment. La situation est particulièrement décourageante car certains de ces équipements sont détruits et mis hors service à peine cinq à six jours après leur installation initiale.