Le Roborock Saros 20 Flow Complete fait face au Narwal Flow 2 dans ce match. Deux aspirateurs robots misant sur le système de rouleau serpillière auto-nettoyant. Mis en épreuve dans notre appartement de tests, ils nous ont révélé leurs véritables forces et limites.
Avec ce modèle Saros 20 Flow Complete, Roborock complète sa gamme premium Saros avec la technique de lavage au rouleau. Pour le Narwal Flow 2, il s’agit d’une évolution du modèle original Flow. Si, au premier regard, ces deux appareils semblent avoir de nombreuses similitudes, ils sont très différents dans les détails : format, seuils franchis, puissance, autonomie, etc. Regardons de près leurs différences dans ce duel.
Un robot plus compact chez Roborock
Avec une hauteur de 9,5 cm, le Narwal Flow 2 passe sous les lits, les canapés ou les buffets. Il adopte une conception sans tourelle sur le capot, ce qui lui permet de conserver un profil plat. Mais il ne parvient pas à égaler le Roborock qui lui, est à 8,98 cm. La tourelle sur son capot est également rétractable.
Une cartographie plus fidèle à la réalité avec le Narwal
Le Narwal Flow 2 se montre globalement plus convaincant que le Saros 20 Flow Complete pour cartographier le logement et contourner les obstacles. Ce modèle associe deux caméras RVB de 1080p à un système de lumière structurée en 3D. Son télémètre laser est installé à l’arrière.
Lors de nos essais, sa cartographie s’est révélée fidèle à la réalité. En effet, les pièces ont été correctement identifiées et les tapis reconnus. Le robot a d’ailleurs évité la plupart des obstacles placés sur son parcours, notamment les câbles, les chaussettes et les jouets. Il a seulement un peu de mal à identifier les obstacles plus fins comme un smartphone.
Le Roborock, en revanche, utilise un LiDAR rétractable, une caméra RVB, un projecteur à lumière structurée et un capteur latéral VertiBeam. Il contourne correctement certains obstacles courants, mais peut ignorer de petits objets. Pendant les tests, sa cartographie n’a pas correctement délimité toutes les pièces, nécessitant donc des corrections manuelles dans l’application.
En termes de franchissement de seuils, le Roborock est plutôt remarquable dans sa catégorie. Il peut monter des seuils cumulant 8,8 cm (4,5 + 4,3 cm), contre 4 cm pour le Narwal.
Une efficacité d’aspiration similaire malgré une différence de puissance
Sur le papier, le Roborock possède l’avantage avec une puissance d’aspiration annoncée de 36 000 Pa, contre 31 000 Pa pour le Narwal. En conditions réelles, les deux robots montrent des performances proches. Ils ont correctement aspiré les saletés sur les sols durs et les tapis.
La brosse principale du Saros 20 est conçue pour limiter l’enchevêtrement des cheveux et des poils, facilitant son entretien. Celle du Narwal associe du caoutchouc à des poils flexibles, et son châssis s’abaisse sur les tapis pour limiter les pertes d’aspiration.
Sur les tapis épais, les deux robots étaient moins convaincants pendant nos tests. Il leur a fallu deux à trois passages pour récupérer les petits débris emprisonnés dans les fibres et obtenir un résultat satisfaisant.
Une autre faille à préciser sur les deux appareils : des difficultés à nettoyer efficacement les bords et les angles. La brossette latérale unique du Narwal Flow 2 laisse parfois des saletés le long des murs. Cela impose souvent un second passage. Chez le Roborock, sa brossette réversible fixe reste aussi perfectible. Bref, l’absence d’un bras extensible au niveau de ses brossettes est regrettable.
Lavage des sols : avantage au Roborock
Le Saros 20 Flow Complete a une petite longueur d’avance sur cet aspect. Son rouleau SpiraFlow 2.0 mesure 27 cm de long et tourne à 240 tr/min avec une pression de 15 N. Il est alimenté en eau propre de manière continue grâce aux 16 buses.
Lors de nos essais, ce Roborock s’est révélé efficace contre les traces du quotidien et la plupart des taches incrustées, généralement éliminées en un seul passage. Les marques très résistantes, comme le noir de carbone, nécessitent tout de même un nettoyage plus approfondi. Le long des plinthes et dans les coins, le robot laisse une petite surface non nettoyée malgré un décalage max de 4,4 cm.
Le Narwal Flow 2, quant à lui, déploie un rouleau de 26,6 cm et revendique l’usage d’un système de lavage à l’eau chauffée à 60 °C. Cependant, cette température n’a pas été atteinte au cours des tests. On a mesuré seulement 39 °C sur la serpillière à la sortie de la station.
Sur un sol peu sale, ce robot a éliminé rapidement les traces sèches et moins tenaces. Son rouleau peut s’approcher à environ 9 mm des murs, mais les coins restent difficiles à atteindre. Un autre point perfectible sur le Narwal : son rouleau ne se relève que de 12 mm et n’intègre pas de cache de protection lors du passage sur les surfaces textiles. Il y a donc plus de risque de mouiller les tapis à poils épais.
Pour traiter correctement les liquides renversés, il est essentiel de choisir le mode de nettoyage adapté aussi bien sur le Saros 20 Flow que sur le Flow 2. Il faudrait en effet passer au mode intelligent FreoMind sur le Narwal et au mode SmartPlan sur le Roborock.
Entretien : l’auto-nettoyage sur les deux appareils
En termes de capacité, le Narwal se montre plus généreux que son rival. Sa station accueille un bac d’eau propre de 4,5 L (contre 4 L sur le Roborock) et un bac d’eau sale de 4 L (contre 3,5 L sur l’autre modèle). Son sac à poussière peut contenir 2,5 L de déchets, contre 2,7 L sur le Saros 20 Flow.
Les deux stations intègrent un distributeur automatique de détergent. Elles permettent un nettoyage automatique du rouleau serpillière à l’eau chaude à 100 °C et un séchage à l’air chaud (60-63 °C) pour le désinfecter et éliminer les mauvaises odeurs. Par ailleurs, sur le Narwal, le sac à poussière est séché et désinfecté aux UV.
Lors des tests, le rouleau serpillière s’extrait d’un simple geste de son logement aussi bien sur le Roborock que sur le Narwal. Néanmoins, on doit évoquer quelques points à surveiller concernant l’entretien :
- Le collecteur du Flow 2 se bouche facilement après quelques jours d’utilisation. Il est nécessaire de le nettoyer à la main régulièrement pour préserver son efficacité d’aspiration.
- Le filtre à poussière HEPA du Roborock est dépourvu d’une grille protectrice. Il peut ainsi s’encrasser au fil des utilisations. Un nettoyage régulier de cet élément est de mise.
- La brosse principale du Narwal retient un petit amas de cheveux à son bout malgré la présence d’un système anti-nœuds. On doit ainsi rester vigilant pour ne pas compromettre les performances du robot.
Verdict : qui sort vainqueur ?
Au terme de ce duel, le Saros 20 Flow Complete peut mettre en avant son lavage plus convaincant et à sa capacité à franchir des seuils nettement plus hauts. Malgré une puissance annoncée supérieure, son aspiration ne fait toutefois pas réellement la différence en usage courant, et sa cartographie demande parfois des ajustements.
Le Flow 2 reste cependant un concurrent sérieux. Plus bas et compact, il passe plus facilement sous les meubles et se montre plus fiable pour cartographier les pièces et éviter les obstacles. Le choix dépend donc des priorités : Roborock pour le lavage et les seuils, Narwal pour les espaces bas et la navigation.
Nous sommes à 4,5 sur 5 en note finale pour le Narwal Flow 2 et à 4,4 sur 5 pour le Roborock Saros 20 FLow. Autant dire qu’ils sont l’un et l’autre dans un mouchoir de poche. C’est sans doute sur le prix que tout cela va se jouer.
Côté prix, le Narwal Flow 2 est plus accessible sur le site de la marque. Ce modèle y est proposé à 1099 €. Son rival Roborock Saros 20 Flow Complete est affiché à 1299 € sur Amazon et Boulanger. Il est fourni avec une solution nettoyante de 200 ml, un rouleau de lavage de rechange, 2 filtres HEPA, 2 paires de brossettes latérales et 7 sacs à poussières.






