Le Xiaomi Robot Vacuum 6 Max et le Dreame L50S Pro Ultra n’abordent pas le ménage de la même façon : rouleau autonettoyant et pattes de franchissement pour l’un, serpillières rotatives et station très automatisée pour l’autre. Voici ce que nos tests ont donné.
Le Robot Vacuum 6 Max de Xiaomi et le L50S Pro Ultra de Dreame font partie des robots aspirateurs-laveurs les plus ambitieux de leur catégorie. Le premier mise sur un rouleau serpillière autonettoyant, une aspiration annoncée à 35 000 Pa et un franchissement de seuils jusqu’à 6 cm grâce à ses pattes motorisées. Le second privilégie des serpillières rotatives, une aspiration jusqu’à 30 000 Pa et un double bras extensible.
L’un et l’autre ont des arguments solides pour attirer les utilisateurs. Nos tests permettent de confronter leurs véritables performances. Notés respectivement 4,1/5 et 4,4/5, lequel mérite davantage votre attention ?
Design et navigation : le Xiaomi mieux équipé, le Dreame plus fiable dans ses déplacements
Les deux robots intègrent des dispositifs destinés à améliorer leur couverture de nettoyage. L’un comme l’autre démontre ainsi une grande précision lors de la navigation, mais avec quelques comportements inadaptés.
Sur le Xiaomi, la tourelle rétractable où est logé le LiDAR permet de réduire sa hauteur à 9 cm pour passer sous certains meubles bas. Sa triple caméra complète le télémètre laser pour mieux reconnaître les obstacles.
Cet aspirateur dispose également de pattes motorisées pour gravir des seuils jusqu’à 6 cm. Ce mécanisme est toutefois perfectible : il s’est souvent déployé en passant d’une pièce à l’autre alors qu’il n’y avait aucun obstacle apparent. Néanmoins, le robot franchit plus sûrement les seuils lorsque ceux-ci sont préalablement renseignés dans l’application.
De son côté, le Dreame utilise le système EasyLeap reposant sur des roues principales et auxiliaires pour franchir des obstacles jusqu’à 4 cm de haut. Sa brosse latérale extensible et sa serpillière rotative mobile facilitent aussi le nettoyage des bordures.
Sur les sols durs et les tapis fins, les déplacements du L50S Pro Ultra sont satisfaisants. Sur les tapis à poils longs, ce robot a cependant montré une certaine hésitation, nécessitant une intervention manuelle pour poursuivre le nettoyage.
Sur l’équipement, l’avantage va au Xiaomi, avec ses trois éléments extensibles et ses pattes motorisées. Sur la navigation proprement dite, nos sous-notes donnent l’avantage au Dreame, dont les déplacements restent plus prévisibles malgré l’épisode du tapis épais.
Application et cartographie : une personnalisation plus étendue chez Dreame
Les applications auxquelles sont connectés respectivement ces deux aspirateurs robots offrent une liberté de configuration appréciable.
Néanmoins, le Dreame prend l’avantage grâce à une cartographie rapide et à des possibilités de personnalisation plus élargies. L’utilisateur peut y modifier les zones, définir l’ordre de nettoyage, placer des meubles ou des tapis sur la carte et créer des zones interdites. Le réglage des niveaux d’aspiration dans cette application est aussi très utile pour personnaliser les missions selon les revêtements.
L’application Xiaomi Home permet de configurer les principales fonctions du Robot Vacuum 6 Max. Il est notamment possible de définir les tapis et les seuils sur la carte. Cette opération est importante, car elle aide à reconnaître les tapis et à limiter les déclenchements intempestifs de ses pattes motorisées. Cette appli permet aussi de consulter les images des caméras à distance, une fonction désactivée par défaut.
Aspiration : le Dreame se révèle plus efficace malgré quelques concessions
Le Xiaomi Robot Vacuum 6 Max annonce une aspiration jusqu’à 35 000 Pa, contre 30 000 Pa pour le Dreame L50S Pro Ultra. Des valeurs qui ne suffisent toutefois pas pour départager les deux appareils. Les résultats des tests observés sur les différents revêtements sont plus révélateurs.
Sur parquet et carrelage, le Xiaomi élimine efficacement les poussières et les miettes dès le premier passage. Sa brosse latérale extensible récupère les débris le long des plinthes. Son principal défaut concerne les tapis. En mode auto, il ne renforce pas suffisamment son aspiration et ne récupère que 65 % des déchets sur les tapis à poils ras. Le mode boost améliore les résultats sur les fibres courtes, mais ne suffit pas sur les tapis à poils longs, où le taux de récupération reste limité à 65 %. Il faut donc configurer manuellement les tapis dans l’application.
Le Dreame se montre, lui aussi, très efficace sur les sols durs et les tapis fins. Sa brosse duo HyperStream démêlante contribue à limiter l’accumulation des cheveux et des poils. Son principal problème vient de la détection des surfaces : le robot a refusé de monter sur un tapis épais pendant nos essais. Il l’a confondu avec un obstacle.
Lavage des sols : avantage au rouleau du Xiaomi
Ces deux robots aspirateurs-laveurs utilisent deux systèmes de lavage très différents. Le Xiaomi a adopté le rouleau serpillière autonettoyant, une solution plus récente. Le Dreame, lui, conserve les serpillières rotatives classiques, complétées par un bras extensible pour ne pas laisser de bordures ou d’angles non nettoyés.
Durant la session de nettoyage, le rouleau du Xiaomi est nettoyé continuellement avec de l’eau propre projetée par 16 buses. Il est ensuite raclé pour évacuer l’eau sale. Cette conception permet de garder le rouleau propre et d’éviter de redéposer la saleté sur les surfaces. Lors de nos essais sur parquet, le débit d’eau s’est révélé bien maîtrisé. Pour longer les plinthes, ce rouleau peut d’ailleurs se décaler de 40 mm. Et un petit patin rotatif prend le relais dans les angles.
De son côté, le L50S Pro Ultra assure un nettoyage classique satisfaisant avec ses patins rotatifs améliorés. Cependant, nos tests ont révélé des limites en mode CleanGenius. Face à de l’huile et du sirop, le robot n’a pas adapté son comportement et a étalé les liquides avant de passer les serpillières. Il n’est pas non plus retourné spontanément à la station pour nettoyer ses patins, pourtant très sales.
Sur ce critère, l’avantage revient nettement au Xiaomi : son rouleau rincé en continu lave sans redéposer la saleté, là où les patins du Dreame, corrects sur un sol ordinaire, ont montré leurs limites face aux liquides.
Entretien : la station du Dreame assure une distribution automatique du détergent
Le Dreame L50S Pro Ultra dispose d’une station plus complète sur le plan de l’automatisation. Elle gère non seulement la vidange des poussières et l’entretien des serpillières, mais également le dosage et le mélange de la solution de nettoyage. Grâce à la technologie ThermoHub, les patins sont lavés à l’eau chaude à 100 °C, avant un séchage à l’air chaud.
La station du Xiaomi Robot Vacuum 6 Max, en revanche, lave le rouleau et le patin extensible à l’eau chaude jusqu’à 85 °C, puis les sèche à l’air chaud à 50 °C. Elle transfère aussi les poussières dans un sac de 2,5 L. L’absence d’un distributeur automatique de détergent dans cette station est regrettable. Il faut ainsi ajouter le produit manuellement dans l’eau propre.
Autonomie et bruit : même endurance, mais le Dreame se recharge bien plus vite
Le Xiaomi embarque une batterie de 6 400 mAh. Lors de nos essais, il a pu aspirer et laver les sols pendant environ 3 h avant de retourner à sa station. Côté recharge, il lui faut 4 h 30 pour se requinquer complètement.
Le Dreame, quant à lui, a tenu 2 h 55 lors de notre test : les deux robots font donc jeu égal sur l’endurance. Son temps de recharge mesuré est en revanche nettement plus court, avec 2 h 28 contre 4 h 30.
En termes de bruit, avec le 6 Max, nos mesures ont atteint 55 dB(A) à un mètre, en aspiration et lavage combinés sur parquet. Le L50S Pro Ultra se montre plus discret, avec 51 dB(A) relevés en aspiration.
Verdict : le Dreame L50S Pro Ultra sort vainqueur
Le Dreame L50S Pro Ultra dispose de nombreux arguments pour prendre la relève du L40S Pro Ultra. Son aspiration de 30 000 Pa se traduit par d’excellentes performances sur les sols durs et les tapis fins. Son application compte toujours parmi les plus complètes que nous ayons utilisées et sa cartographie se montre rapide et précise.… L’autonomie mesurée à 175 minutes constitue également un point fort, tout comme sa station très largement automatisée et capable de laver les serpillières à 100 °C. Mais ce test met aussi en évidence une contradiction. Le L50S Pro Ultra est très autonome lorsqu’il évolue dans des conditions classiques, mais il peut encore avoir besoin d’être guidé précisément lorsque l’environnement devient plus complexe. Le matériel est donc particulièrement convaincant. L’intelligence qui décide de la manière de l’utiliser n’est pas encore infaillible. Pour les nettoyages courants, le L50S Pro Ultra se révèle efficace, endurant et très autonome. Pour les situations plus délicates, mieux vaut encore prendre quelques minutes pour configurer précisément sa mission plutôt que de lui laisser totalement les commandes. Cet aspirateur robot est proposé à 749 € en temps ordinaire mais peut bénéficier de promos qui le font tomber sous les 600 €, un tarif qui le rend extrêmement attractif compte tenu de ses résultats.
Pour
- Excellentes performances d’aspiration
- Très bonne autonomie
- Station très complète
Contre
- Gestion imparfaite des tapis épais
- Mode CleanGenius peu pertinent face aux liquides
- Pas de retour spontané à la station avec des serpillières très sales
Obtenant une note de 4,4 sur 5 après nos tests, le Dreame L50S Pro Ultra constitue le bon compromis pour profiter d’un aspirateur robot performant sans se ruiner. Vendu 749 € en temps normal, ce modèle passe régulièrement sous les 600 € (599 € au moment où nous écrivons), contre 999,99 € pour le Xiaomi Robot Vacuum 6 Max.
Ce Dreame assure une cartographie plus aboutie et une performance élevée en aspiration sur les sols durs et les tapis fins. Il propose d’ailleurs une station plus complète, capable de distribuer automatiquement le détergent. Plus silencieux et nettement plus rapide à recharger, il promet un meilleur confort d’utilisation au quotidien.
Le Xiaomi Robot Vacuum 6 Max est le robot aspirateur le plus abouti de la marque. Il se distingue surtout par ses performances de lavage sur sols durs. Son rouleau, associé à un petit patin dédié aux coins, forme l’un des systèmes les plus efficaces que nous ayons testés. Plusieurs défauts viennent toutefois ternir le bilan, surtout à ce niveau de prix.… Sur les tapis, le robot n’augmente pas automatiquement sa puissance d’aspiration, ce qui limite son efficacité. Ses pattes de franchissement se déploient également parfois sans raison apparente. Enfin, l’absence de dosage automatique du détergent est regrettable.
Pour
- Pas d’augmentation automatique de la puissance sur tapis (65 % en mode auto)
- Brosse peu efficace sur tapis à poils longs (65 % maximum, même en Boost)
- Levées intempestives des pattes entre deux pièces
- Pas de distributeur de détergent à ce prix
- Station encombrante (58 cm de haut)
Contre
- Pas d’augmentation automatique de la puissance sur tapis (65 % en mode auto)
- Brosse peu efficace sur tapis à poils longs (65 % maximum, même en Boost)
- Levées intempestives des pattes entre deux pièces
- Pas de distributeur de détergent à ce prix
- Station encombrante (58 cm de haut)
Le Xiaomi conserve toutefois des atouts importants avec notamment son rouleau serpillière. Cette technologie de lavage avancée explique peut-être son prix plus élevé. Cet appareil a aussi la particularité de se doter de pattes motorisées facilitant le franchissement des seuils. Il convient donc davantage aux logements à plusieurs seuils, surtout s’ils sont en parquet ou en carrelage.
Pour situer ces deux modèles face au reste de notre comparatif, consultez notre sélection des meilleurs robots aspirateurs laveurs et celle des robots laveurs à rouleau.

