iRobot tourne une page majeure de son histoire. L’entreprise annonce avoir finalisé une transaction supervisée par le tribunal avec Picea, qui prend désormais le contrôle total du spécialiste des robots domestiques. Objectif affiché : repartir avec une base financière renforcée et relancer l’investissement produit. La création d’une filiale américaine distincte, iRobot Safe, prévoit d'encadrer la protection et la gouvernance des données.
iRobot indique dans un communiqué avoir bouclé une transaction stratégique avec Shenzhen PICEA Robotics et Santrum Hong Kong, regroupées sous le nom de Picea. À l’issue de l’opération, Picea détient 100 % du capital d’iRobot. L’entreprise sort ainsi d’un processus de “chapitre 11” préétabli (procédure de restructuration sous supervision judiciaire) et affirme disposer d’une base financière plus solide pour investir dans une nouvelle génération de robots domestiques.
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Le partenaire historique devient propriétaire
Le communiqué met en avant la relation de long terme entre les deux groupes : Picea est présenté comme le principal fabricant sous contrat d’iRobot et comme un créancier garanti. Pendant la restructuration, Picea aurait apporté des liquidités et un soutien opérationnel jugés indispensables pour assurer la continuité auprès des clients, des employés, des fournisseurs et des partenaires internationaux.
Le PDG d’iRobot, Gary Cohen, insiste sur la “résilience” de l’entreprise durant cette phase et affirme que la priorité reste la fiabilité des produits, le support client, la protection des données et une gestion “rigoureuse” dans la nouvelle configuration.
Le point le plus sensible : une filiale dédiée à la gouvernance des données
C’est l’axe le plus détaillé du communiqué : iRobot annonce une série de mesures structurelles et juridiques visant à protéger les données des consommateurs américains et internationaux, ainsi que celles issues des appareils connectés.
Parmi ces dispositifs, iRobot crée une filiale distincte basée aux États-Unis : iRobot Safe Corporation (“iRobot Safe”). Cette entité est présentée comme un “pare-feu” destiné à maintenir une séparation claire entre une propriété non américaine (Picea) et les données des utilisateurs.

Une gouvernance annoncée indépendante et américaine
iRobot Safe doit être également pilotée par un conseil d’administration indépendant composé de citoyens américains. Le communiqué mentionne aussi : un responsable indépendant de la sécurité des données, basé aux États-Unis, doté de pouvoirs en matière de protection des données, un directeur général d’iRobot Safe. Le groupe promet enfin des critères d’éligibilité stricts pour ces fonctions.
L’objectif affiché est de rassurer à la fois les autorités de régulation, les partenaires et les consommateurs sur un cadre de gouvernance présenté comme transparent et applicable après la transaction.
iRobot reste basé aux États-Unis, mais devient une société privée
Autre point mis en avant : iRobot assure conserver son siège à Bedford (Massachusetts) et maintenir aux États-Unis ses activités d’ingénierie, de développement produit, de marketing et ses fonctions corporate. En revanche, iRobot n’est plus une société cotée : l’entreprise devient privée, détenue intégralement par Picea.
Une “nouvelle phase de croissance” annoncée
iRobot promet de poursuivre une stratégie d’innovation à long terme : solutions robotiques et maison intelligente “de confiance”, amélioration de l’expérience client, investissement dans de futurs produits, le tout en conservant des mesures de protection des données.
Comme souvent avec ce type d’annonce, les éléments les plus concrets restent à venir : feuille de route produits, cadence de lancements, repositionnement tarifaire et stratégie logicielle. Mais le message central est clair : iRobot veut afficher un redémarrage industriel et commercial, tout en verrouillant le sujet de la donnée, devenu incontournable dès qu’il est question d’appareils connectés.
C’est donc plutôt une bonne nouvelle pour les propriétaires d’aspirateurs robots Roomba qui devraient donc continuer à tourner sans risque de voir leurs données se balader.
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