La machine à glace Nutribullet Chill vient d'arriver au labo. L'occasion de se familiariser avec cet appareil, de commencer les tests et de voir ses atouts et faiblesses par rapport à la concurrence. Plus compacte que beaucoup de rivales, la Chill mise sur cinq programmes automatiques et un système de lame inversé assez original.

Nutribullet rejoint la cohorte des marques à proposer une machine à glaces domestique, un segment redevenu très populaire depuis le succès de la Ninja Creami. Comme ses rivales, la Nutribullet Chill ne fonctionne pas comme une sorbetière traditionnelle : elle ne refroidit pas la préparation, mais travaille une base préalablement congelée pour lui donner une texture de glace, de sorbet ou de dessert glacé.

Nous avons actuellement cette machine au labo, et nos premières impressions mettent déjà en évidence plusieurs points surprenants. La Chill séduit d’abord par son format compact, son système de lame original, sa simplicité d’utilisation et la qualité du résultat. Mais elle souffre aussi d’un défaut difficile à ignorer : son bruit.

La machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison
La machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison

Un format compact qui facilite son intégration en cuisine

Le premier bon point de cette Nutribullet Chill repose sur son encombrement. Avec des dimensions de 14 x 24 x 38,5 cm, elle adopte un format relativement étroit, plus facile à intégrer sur un plan de travail que certaines machines concurrentes plus massives. Et en lui retirant son bol sur le dessus de l’appareil, elle devient vraiment plus facilement casable dans un placard de sa cuisine. Elle passe ainsi à 27 cm de hauteur, ce qui est vraiment plus manipulable. Un capuchon est même fourni pour pouvoir couvrir la lame, pour un hivernage notamment.

Sa finition blanc mat lui donne également un aspect assez discret. L’appareil peut rester installé dans une cuisine sans donner l’impression d’occuper tout l’espace. Son poids d’environ 5 kg rappelle toutefois qu’il ne s’agit pas d’un petit blender nomade, le produit star de la marque états-unienne qui a rejoint le groupe Delonghi.

Ce format compact est un vrai argument pour les cuisines où chaque centimètre compte. La Chill semble pensée pour un usage domestique régulier, sans imposer la présence d’un gros appareil électroménager supplémentaire.

Une lame inversée par rapport aux concurrentes

L’autre particularité notable de cette machine concerne son système de lame. Sur la Nutribullet Chill, le fonctionnement diffère de ce que l’on observe sur d’autres appareils du même type.

La machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison
La machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison

Ici, le bol est placé à l’envers sur la machine. La lame vient ensuite monter progressivement dans la préparation congelée. Sur plusieurs concurrentes, le mouvement est plutôt inverse : la lame descend dans le bol pour travailler la base glacée.

Ce choix technique intrigue lors des premières manipulations. Il donne à la Chill une approche un peu différente, même si le principe général reste le même : partir d’une préparation congelée pendant au moins 24 heures, puis la transformer mécaniquement en dessert glacé.

Nutribullet met en avant sa technologie 360DoubleCream Blade, composée de deux lames à double tranchant, associée à un moteur de 500 W. Le système tourne dans les deux sens afin de travailler la base congelée et d’obtenir une texture plus homogène.

Des bols généreux, mais à vérifier avant achat

La machine est livrée avec trois pots de 450 ml, chacun accompagné de son couvercle. C’est pratique pour préparer plusieurs parfums à l’avance et les stocker au congélateur.

Mais ce format appelle une vraie réserve. Les bols sont assez grands et peuvent se montrer limites pour certains tiroirs de congélateur. Un pot avec son capuchon mesure 15 cm de hauteur quand celui de la Lidl Silvercrest Freezy Premium est de 11,5 cm, pour une contenance identique. Avant d’acheter ce type de machine, il faut donc vérifier l’espace disponible dans son congélateur. Ce point est d’autant plus important que le principe même de l’appareil impose de congeler les préparations au préalable, généralement pendant 24 heures.

La compacité de la machine ne suffit pas : il faut aussi avoir un congélateur capable d’accueillir les pots sans difficulté.

Un gros bémol : le bruit

C’est le principal défaut relevé lors de cette première prise en main. Lorsque la Nutribullet Chill lance sa lame dans le bol, le niveau sonore grimpe très haut. Nous avons mesuré 80 dB, ce qui en fait l’un des modèles les plus bruyants passés récemment au labo.

À titre de comparaison, la Silvercrest Freezy Premium avait atteint environ 81 à 83 dB(A) selon les préparations, ce qui est particulièrement élevé. La Ninja Swirl by Creami, elle, tourne autour de 72 dB, un niveau qui reste bruyant, mais nettement moins agressif.

La Chill se rapproche donc davantage de la Silvercrest que de la Ninja sur ce point. Le bruit est bref, puisque la préparation ne dure que quelques minutes, mais il est suffisamment marqué pour être pris en compte, surtout dans une cuisine ouverte ou lors d’une utilisation en soirée.

Un résultat très qualitatif

Pour ce premier test, nous avons réalisé un sorbet pamplemousse et ananas, avec sirop de sucre et pulpe des fruits. La Nutribullet met 4 min 57 sec pour réaliser l’aller et retour dans le pot avec sa lame. C’est deux fois plus long que pour la Silvercrest, mais le résultat est incomparable. La texture du sorbet est parfaite. Dense et aéré à la fois là où sur la Lidl la texture était plus moelleuse.

Les différentes recettes de la machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison
Les différentes recettes de la machine à glace Nutribullet Chill © Labo Maison

Entretien simple sur le papier

Côté nettoyage, Nutribullet annonce des éléments détachables compatibles avec le lave-vaisselle, dans le panier supérieur. Les pots, les couvercles, le bloc-lames et l’axe peuvent ainsi être nettoyés plus facilement après usage.

C’est un point important pour ce type d’appareil, car les préparations glacées peuvent rapidement laisser des résidus collants ou gras selon les recettes. L’absence apparente de zones difficiles d’accès devrait faciliter l’entretien, mais nous vérifierons ce point dans la durée.

Premières impressions : une machine prometteuse, mais pas silencieuse

La Nutribullet Chill démarre plutôt bien sur l’ergonomie. Son format compact, ses cinq programmes automatiques et son système de lame inversé lui donnent une vraie personnalité face aux autres machines à glaces du marché.

Deux points méritent toutefois l’attention. D’abord, les bols peuvent poser problème dans certains congélateurs. Ensuite, et surtout, le bruit est très élevé. Avec 80 dB mesurés au labo, la Chill se place parmi les machines les plus bruyantes que nous ayons prises en main pour le moment. La séquence dure 5 min max. Donc mieux vaut sortir de la pièce pendant ce laps de temps, somme toute assez court.