Une table de cuisson qui fait les pâtes toute seule, sauce comprise, en 15 minutes. AEG le promet à l'IFA 2026 — mais la caution scientifique avancée en dit moins qu'il n'y paraît.
AEG a dévoilé le 1er septembre, dans son communiqué IFA 2026, la table de cuisson 7000 series OnePot Pasta. Le principe tient en une phrase : on choisit le nombre de portions, on verse les ingrédients dans le récipient fourni, on ferme le couvercle, et quinze minutes plus tard la table annonce des pâtes al dente accompagnées d’une sauce crémeuse. Ni surveillance, ni réglage : la marque parle d’une première mondiale pour une table dotée d’une fonction pâtes dédiée.
L’appareil sera présenté en direct le 3 septembre à 13 h par Davide Oldani, chef du D’O à Milan, deux étoiles au Michelin. Une caution prestigieuse qui mérite qu’on regarde de plus près ce que la machine fait réellement — et ce qu’AEG mesure quand elle affirme que ça marche.
Un plat complet dans un seul récipient
La fonction repose sur un accessoire dédié : un récipient couvert posé sur la table, dans lequel pâtes, liquide et ingrédients de la sauce cuisent ensemble. C’est la méthode dite « one pot pasta » : les pâtes absorbent l’eau et libèrent leur amidon, qui lie la sauce sans crème ni beurre. AEG cite trois recettes en exemple, une version façon carbonara, une déclinaison citron-thym et une préparation d’inspiration asiatique.
Ce qui est nouveau, ce n’est donc pas le procédé mais son automatisation : la table pilote seule la puissance et la durée en fonction du nombre de parts sélectionné. Elle prend place sur la 7000 series à surface SaphirMatt, une table aspirante — hotte intégrée au plan — dont AEG revendique jusqu’à dix fois moins de rayures visibles qu’un revêtement céramique standard.
Ce que le test de Pollenzo prouve exactement
C’est l’argument le plus mis en avant par AEG, et c’est aussi celui qu’il faut lire attentivement. La marque a fait réaliser un test sensoriel à l’aveugle par l’Université des sciences gastronomiques de Pollenzo, en Italie, auprès de plus de cent participants, sur une recette à la sauce tomate.
La marque indique que ce test compare la préparation OnePot Pasta à la méthode traditionnelle, et qu’il confirme que la première « offre un goût et une texture agréables ».
Le « sans surveillance » a ses conditions
Deuxième nuance, discrète mais présente dans les notes de bas de page du communiqué : le temps de cuisson varie selon le type de pâtes et la texture souhaitée. C’est logique — une penne rigate et un spaghettini n’absorbent pas au même rythme —, mais cela tempère la promesse d’un résultat garanti sans intervention.
La méthode « one pot » impose toutefois un dosage précis entre le liquide, les pâtes et les autres ingrédients. Elle fonctionne surtout avec les recettes calibrées par AEG et le récipient fourni, ce qui laisse forcément un peu moins de place à l’improvisation. Reste que la promesse est séduisante sur le papier. On a désormais hâte de voir ce que cette fonction donne en conditions réelles, avec différents formats de pâtes et des recettes moins sages. Et si l’occasion se présente à l’IFA, on ne manquera pas de revenir dessus en vidéo.
Ni prix, ni disponibilité
Le communiqué n’annonce aucun tarif et aucune date de commercialisation. C’est un point à garder en tête : la 7000 series SaphirMatt est une table aspirante haut de gamme, un segment où les prix dépassent couramment les deux mille euros. La fonction OnePot Pasta arrive donc, en l’état, sur un produit qui ne s’adresse pas au plus grand nombre.
AEG est coutumière de ces annonces spectaculaires à l’IFA : l’an dernier, la marque présentait PizzaExpert, un four capable de cuire une pizza en deux minutes et demie. Le procédé est le même — une fonction unique, une validation par un institut spécialisé, un effet d’annonce maîtrisé. Reste à voir, en cuisine et hors du stand, ce que donne une boîte de rigatoni ordinaire.
Sources : Electrolux Group.

