Réparer coûte souvent moins cher que remplacer, mais les Français ne passent pas toujours à l'acte. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour les Journées nationales de la Réparation, 59 % des Français reconnaissent préférer parfois acheter un produit neuf plutôt que de réparer un objet pourtant réparable. Prix jugés trop élevés, devis incertains ou démarches compliquées un sondage met en lumière les obstacles qui empêchent encore de changer de comportement.
La réparation bénéficie d’une image économique favorable, mais elle est encore loin d’être devenue un réflexe pour tous les consommateurs.
Selon le sondage OpinionWay réalisé pour les Journées nationales de la Réparation (JNR), 59 % des Français reconnaissent choisir souvent, ou de temps en temps, un produit neuf plutôt que de faire réparer un objet dont ils savent pourtant qu’il est réparable.
Dans le détail, 19 % déclarent agir ainsi souvent et 40 % de temps en temps. En incluant les personnes qui ne le font que rarement, cette proportion atteint 89 %.
La principale explication tient à la simplicité : acheter neuf apparaît parfois plus rapide et moins contraignant que rechercher un réparateur, demander un devis et attendre une intervention.
Ce sondage révèle ainsi un paradoxe : les Français ne sont pas nécessairement opposés à la réparation, mais les conditions pratiques les poussent encore régulièrement vers le remplacement.
Le prix et l’incertitude du devis freinent les consommateurs
L’argument financier joue un rôle déterminant. 89 % des Français interrogés déjà renoncé à réparer, jugeant le neuf suffisamment peu cher. 70 % ont déjà abandonné une réparation faute de connaître son coût final.
Plus d’un Français sur deux (54 %) a même renoncé à plusieurs reprises à une réparation en raison du faible écart de prix avec un produit neuf.
L’incertitude sur la facture finale constitue également un autre obstacle important. Elle touche particulièrement les jeunes : 79 % des 18-24 ans et 77 % des 25-34 ans déclarent avoir déjà abandonné une réparation faute de visibilité sur son coût, contre 62 % des 65 ans et plus.
Ces résultats montrent que la question ne se limite pas au montant de la réparation : les consommateurs veulent aussi savoir à l’avance combien ils devront payer.
Des prix transparents et des réparateurs accessibles pour changer les habitudes
Le sondage identifie plusieurs conditions susceptibles d’encourager les Français à réparer davantage.
Ce qui inciterait les Français à réparer davantage
Les principaux leviers pour encourager la réparation, selon le sondage OpinionWay.
Source : OpinionWay pour les Journées nationales de la Réparation, 2026.
La transparence tarifaire apparaît donc comme le premier levier d’amélioration. Mais la proximité des professionnels, la rapidité des démarches et les garanties offertes jouent également un rôle essentiel.
Les jeunes voient davantage la réparation comme une source d’économies
Dans un contexte de recherche d’économies, 68 % des Français considèrent la réparation comme un moyen de préserver leur pouvoir d’achat. Pourtant, seuls 32 % déclarent déjà y recourir dans cet objectif, tandis que 36 % estiment qu’ils pourraient réparer davantage pour réduire leurs dépenses.
Le potentiel est particulièrement important chez les jeunes générations. Chez les 18-24 ans, 83 % voient effectivement la réparation comme une source d’économies et 49 % pourraient davantage l’adopter. Chez les 25-34 ans, ces proportions atteignent respectivement 78 % et 51 %.
Ces résultats suggèrent que le principal défi n’est pas seulement de convaincre les consommateurs de l’intérêt économique de la réparation, mais de leur permettre de passer plus facilement à l’action.
Les Journées nationales de la Réparation veulent lever ces obstacles
Ces enseignements donnent tout leur sens à la quatrième édition des Journées nationales de la Réparation, organisée du 15 au 18 octobre 2026.
L’événement entend faire connaître les professionnels, les associations et les solutions permettant de prolonger la durée de vie des objets du quotidien.
Source : sondage OpinionWay pour les Journées nationales de la Réparation (méthodologie non précisée).