Quelques minutes de grêle peuvent suffire à endommager une climatisation, des panneaux photovoltaïques ou un store banne. Avant l’orage, quelques gestes simples limitent les dégâts. Mais attention : l’assurance habitation ne rembourse pas forcément tous les équipements.
Lorsque de gros grêlons sont annoncés, on pense souvent à mettre la voiture à l’abri. Pourtant, plusieurs équipements de la maison sont eux aussi directement exposés.
Climatisation : ne couvrez surtout pas l’unité extérieure en fonctionnement
L’unité extérieure d’une climatisation ou d’une pompe à chaleur est particulièrement vulnérable. Les impacts peuvent notamment déformer les fines ailettes métalliques de l’échangeur.
L’appareil peut continuer à fonctionner malgré les dégâts, mais une mauvaise circulation de l’air peut réduire ses performances et faire davantage travailler le ventilateur. Daikin rappelle justement qu’une unité extérieure doit conserver un espace suffisamment dégagé pour permettre une bonne circulation de l’air.
Évitez donc de jeter une bâche, une couverture ou une planche sur une climatisation qui fonctionne. Si vous souhaitez protéger temporairement l’appareil avant un épisode de grêle, arrêtez-le complètement. La protection devra ensuite être retirée avant tout redémarrage.
Panneaux solaires : surveillez votre production après l’orage
Les panneaux photovoltaïques sont beaucoup plus résistants qu’ils n’en ont l’air et répondent à des normes prévoyant notamment des essais mécaniques.
Cela ne signifie toutefois pas qu’ils sont indestructibles. Une grêle particulièrement violente peut fissurer le verre ou provoquer des dommages moins visibles sur les cellules.
Après l’orage, inspectez donc les panneaux depuis le sol et comparez leur production avec celle enregistrée avant l’épisode. En cas de chute inhabituelle, mieux vaut faire intervenir un professionnel plutôt que de monter soi-même sur une toiture humide.
Pour un store banne, le réflexe est encore plus simple : repliez-le avant l’orage. Rentrez également coussins, mobilier léger, pots ou objets susceptibles d’être projetés.
Attention, l’assurance ne rembourse pas forcément tout
Contrairement aux inondations ou à certains mouvements de terrain, les dégâts provoqués par la grêle ne nécessitent généralement pas d’attendre un arrêté de catastrophe naturelle. Ils relèvent habituellement des garanties « tempête, grêle, neige » prévues par les contrats d’assurance habitation. Les services de l’État précisent que la couverture de la grêle dépend néanmoins des garanties souscrites.
Et c’est là que les mauvaises surprises commencent.
Un store, du mobilier extérieur ou certains équipements installés après la souscription du contrat peuvent être exclus ou soumis à des plafonds spécifiques. Si l’installation de panneaux photovoltaïques modifie les éléments déclarés lors de la souscription, il faut également vérifier que l’assureur en a bien été informé. Le Code des assurances impose de déclarer certaines circonstances nouvelles aggravant ou créant un risque dans un délai de 15 jours après en avoir eu connaissance.
Après une averse de grêle, photographiez les dégâts avant toute réparation, conservez les factures et contactez rapidement votre assureur. Le délai de déclaration est fixé par le contrat et est généralement de cinq jours ouvrés.
Une vérification qui peut faire toute la différence entre une facture prise en charge… et plusieurs centaines ou milliers d’euros à payer soi-même.
