En plein été, le ramonage de la cheminée est rarement une priorité. Pourtant, attendre le retour du froid n’est pas forcément une bonne idée. Au-delà du risque d’incendie, négliger cette obligation peut aussi avoir des conséquences avec votre assurance.

Un professionnel ramone le conduit d’un poêle à bois
Faire ramoner sa cheminée avant le retour du froid permet de préparer la prochaine saison de chauffe.

En août, difficile de penser déjà aux premières flambées de l’automne. La cheminée ou le poêle sont encore à l’arrêt et le chauffage semble bien loin des préoccupations du moment. C’est pourtant une période intéressante pour vérifier que son installation est prête avant la prochaine saison de chauffe.

Car le ramonage ne consiste pas simplement à enlever quelques traces de suie. Il permet de débarrasser le conduit des dépôts accumulés lors des combustions précédentes et de limiter notamment les risques de feu de cheminée.

Surtout, cette opération est obligatoire.

Un ramonage au minimum tous les douze mois

Depuis l’entrée en vigueur des règles nationales issues du décret du 20 juillet 2023, les conduits de fumée et leurs tuyaux de raccordement doivent être ramonés au moins une fois tous les douze mois. Des dispositions locales peuvent toutefois imposer une fréquence plus importante.

Pour les installations fonctionnant au bois, les textes recommandent également de renforcer la fréquence lorsque la consommation annuelle devient importante. Deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe, sont ainsi recommandés au-delà de 6 m³ apparents de bois bûche ou 2,5 tonnes de granulés.

Il ne faut donc pas systématiquement comprendre que deux passages sont obligatoires dans toute la France. La fréquence exacte peut dépendre de l’installation et des éventuelles règles applicables localement.

Pourquoi ne pas attendre le retour du froid ?

Beaucoup de propriétaires et d’occupants attendent naturellement l’automne pour se préoccuper de leur cheminée. Pourtant, rien n’oblige à patienter jusqu’aux premières soirées fraîches.

Faire contrôler et ramoner son installation avant la reprise de la saison de chauffe permet surtout d’éviter de découvrir un problème au moment où l’on souhaite rallumer son poêle ou son insert.

C’est aussi l’occasion de vérifier l’état général du conduit et d’anticiper une éventuelle intervention supplémentaire.

Le ramonage doit être mécanique : il consiste à brosser directement la paroi intérieure du conduit afin d’en retirer les suies et dépôts et de s’assurer que celui-ci reste dégagé.

Les seules bûches ou poudres dites « de ramonage » ne remplacent donc pas cette opération mécanique.

Le document à ne surtout pas perdre après le ramonage

Une fois l’intervention réalisée, il ne faut pas ranger le certificat de ramonage n’importe où.

Ce document permet de prouver que l’entretien du conduit a bien été effectué. Il peut devenir particulièrement important si un incendie survient et que l’assureur cherche à déterminer son origine.

C’est là que l’oubli du ramonage peut commencer à coûter cher.

France Assureurs rappelle en effet que le non-respect de l’obligation de ramonage peut entraîner une réduction de l’indemnité d’assurance en cas de sinistre.

Cela ne signifie toutefois pas que l’absence d’un certificat entraîne automatiquement le refus de toute indemnisation. Les circonstances du sinistre, son origine et les conditions prévues dans le contrat d’assurance doivent être prises en compte.

Autrement dit, mieux vaut éviter de découvrir après un incendie que l’on est incapable de justifier l’entretien de son conduit.

Jusqu’à 450 euros d’amende en cas de défaut de ramonage

Le risque n’est d’ailleurs pas seulement assurantiel.

Le défaut de ramonage peut constituer une contravention de troisième classe et être sanctionné par une amende pouvant atteindre 450 euros.

Le coût d’un entretien repoussé ou oublié peut donc rapidement dépasser le simple prix d’une intervention de ramonage.

Une opération à prévoir avant de rallumer la cheminée

Si votre cheminée, votre insert ou votre poêle n’a pas encore été ramoné dans les douze derniers mois, il peut donc être judicieux de s’en préoccuper avant le retour du froid.

L’été offre justement l’occasion de préparer tranquillement son installation, de conserver son certificat et de repartir pour la prochaine saison de chauffe avec un conduit correctement entretenu.

Une petite formalité que l’on oublie facilement lorsque les températures dépassent encore les 25 °C, mais qui peut devenir beaucoup plus importante quelques mois plus tard.

Source : Franceassureurs.