Lors de notre test du airfryer Ninja Crispi Pro, nous l'avons soumis à l'épreuve de la cuisson d'un poulet entier. Ce n'est pas la plus aisée sachant que la volaille occupe une grand partie de la cuve et se rapproche de la résistance. Voici le résultat en vidéo.

C’est l’une des nouvelles tendances fortes sur le marché des airfryers. Après les friteuses sans huile classiques, les marques misent désormais sur des modèles équipés de cuves en verre. L’idée est de proposer une cuisson plus rassurante, sans revêtement fragile susceptible de s’abîmer avec le temps, et plus facile à nettoyer.

Le Ninja Crispi Pro s’inscrit pleinement dans cette évolution. Comme le premier Crispi, il utilise des récipients en verre borosilicate CleanCrisp. Ces cuves ne s’écaillent pas, supportent mieux les usages du quotidien et facilitent l’entretien. Elles permettent aussi de préparer, cuire, servir puis conserver les aliments dans un même contenant, grâce à un couvercle adapté.

Cette approche peut séduire les amateurs de batch cooking. On cuisine dans la cuve, puis on place directement les restes au réfrigérateur. En théorie, cela limite les manipulations et la vaisselle.

La cuisson d'un poulet entier dans l'airfryer Ninja Crispi Pro © Labo Maison
La cuisson d’un poulet entier dans l’airfryer Ninja Crispi Pro © Labo Maison

Le Crispi Pro corrige une partie des défauts du premier modèle

Ninja avait déjà ouvert la voie avec le Crispi. L’appareil était séduisant sur le papier, mais pas exempt de défauts. Nous regrettions notamment l’absence de réglage manuel de la température. Nous ne savions pas non plus toujours où poser le bloc moteur encore chaud après cuisson, avec un vrai risque de brûlure.

Le Crispi Pro change nettement de philosophie. Le couvercle motorisé disparaît au profit d’un socle fixe, dans lequel on vient glisser les cuves. Ce format améliore la stabilité et limite l’accès direct à la résistance. À l’usage, l’ensemble est donc beaucoup plus rassurant.

Autre progrès important : l’appareil gagne un véritable panneau de commande. On retrouve un petit écran, des boutons et une molette pour régler les paramètres. Le Crispi Pro permet ainsi d’ajuster la température et le temps de cuisson. C’est un vrai plus par rapport au précédent modèle.

Deux cuves en verre, mais une vraie différence d’usage

Le Ninja Crispi Pro est livré avec deux cuves en verre. La plus petite affiche une capacité de 2,3 litres. La plus grande monte à 5,7 litres. Une capacité intermédiaire de 3,8 litres est également proposée en option.

Dans les faits, le choix de la cuve compte beaucoup. Pour des petites portions, le récipient de 2,3 litres suffit. En revanche, dès que les aliments prennent du volume, il vaut mieux passer directement à la grande cuve.

Nous l’avons constaté lors de notre test. Avec trois morceaux de poulet placés dans le petit format, le volume des aliments a empêché la cuve de s’insérer correctement dans son logement. Il a fallu retirer le récipient, repositionner les ailes et éviter qu’elles n’accrochent le joint de fermeture.

Pour un poulet entier, la question ne se pose donc pas. La cuve de 5,7 litres est indispensable.

Un poulet entier cuit en mode Max Crisp

Pour notre vidéo, nous avons voulu vérifier si le Ninja Crispi Pro pouvait réellement cuire une pièce volumineuse. Nous avons donc choisi un poulet entier de 1,2 kg que nous avons placé dans la cuve. La pièce de volaille occupe en grande partie la cuve mais ne touche pas la résistance de l’appareil. Un poulet plus gros pourrait être plus compliqué à bien cuire en revanche.

La cuisson a été réalisée en mode Max Crisp, à 240 °C. Ce mode permet d’atteindre la température maximale de l’appareil afin d’obtenir un résultat croustillant plus rapidement. Après un peu moins d’une heure de cuisson, le résultat s’est montré très correct.

La peau était bien dorée et craquante. La chair, elle, était cuite à cœur, sans devenir sèche. Sur ce point, le Crispi Pro remplit donc sa mission. Il permet bien de cuire un poulet entier dans de bonnes conditions, à condition d’utiliser la grande cuve.

Attention aux accompagnements ajoutés trop tôt

Notre essai a aussi montré une limite pratique. Nous avons ajouté des oignons en cours de cuisson, mais ils étaient coupés trop finement. À 240 °C, certains morceaux placés sur le dessus du poulet ont littéralement brûlé.

Les oignons restés au fond de la cuve s’en sont beaucoup mieux sortis. Il vaut donc mieux les couper en morceaux plus gros, ou les ajouter plus tard dans la cuisson. C’est un détail important, surtout avec le mode Max Crisp, qui chauffe fort et rapidement.

Pour accompagner un poulet entier, il faut donc adapter la taille des légumes et surveiller leur position dans la cuve.

Une cuisson efficace

Comme tout airfryer, le Ninja Crispi Pro repose sur une circulation d’air chaud. L’objectif est d’obtenir des aliments croustillants avec peu ou pas de matière grasse.

Cependant, nos mesures montrent que la chaleur n’est pas parfaitement homogène. En mode AirFry à 180 °C, les côtés de la cuve oscillent entre 163 et 185 °C, tandis que le centre ne dépasse pas 160 °C. À 200 °C, les bords montent entre 182 et 206 °C, alors que le centre plafonne à 175,5 °C.

Ces écarts indiquent un flux d’air plus marqué sur les bords. En pratique, cela peut entraîner des différences de cuisson selon la position des aliments. Nous n’avons pas néanmoins vu d’écart de cuisson sur le poulet.

Notre essai vidéo le confirme : avec un poulet de 1,2 kg en mode Max Crisp à 240 °C, le résultat est convaincant. La peau ressort dorée et croustillante, tandis que la chair reste moelleuse. Mission accomplie !