La vente de SFR progresse rapidement en ce début de 2026. Après une due diligence effectuée en un temps record, Orange, Bouygues Telecom et Free préparent une offre ferme revalorisée. Objectif ? Boucler la transaction avant la présidentielle de 2027 pour éviter toute incertitude politique.
Longtemps au point mort, le dossier du rachat de SFR s’accélère fortement. Initialement repoussée en raison d’une offre jugée trop faible, l’opération a repris vigueur suite à une analyse financière express. Le trio Orange, Bouygues et Free s’est donné pour objectif de remettre une offre plus conséquente et de parvenir à un accord avant les prochaines élections présidentielles… dans un contexte de réorganisation de tout le marché des télécoms. Quel pourrait l’impact de cette vente sur les consommateurs ?

Une affaire qui pourrait changer la donne dans les télécoms
La revente de SFR, filiale d’Altice France, a débuté à la suite de la restructuration de la dette du groupe Altice en août 2025. L’opérateur cherchait en effet à alléger son bilan financier. En octobre 2025, ses trois concurrents ont déposé une offre commune non engageante de 17 milliards d’euros pour racheter la majorité de ses actifs. Cette offre initiale prévoyait une répartition des actifs d’environ 43 % pour Bouygues Telecom, 30 % pour Free et 27 % pour Orange. Elle incluait la plupart des activités télécoms de SFR, à l’exception de certaines participations non stratégiques et des opérations dans les territoires ultramarins. Cependant, Altice France a immédiatement rejeté cette proposition, arguant qu’elle était insuffisante au regard de la valeur réelle de l’entreprise et de ses perspectives.
Pour en savoir plus : SFR en 2025 : vers une disparition ou une relance ?
Due diligence : la vérification de la santé financière de SFR réalisée rapidement
L’une des avancées majeures dans cette affaire a été l’exécution d’une due diligence en seulement 5 semaines. Un délai très court pour ce type d’opération de grande envergure. Ce travail intensif a été mené par des équipes spécialisées (banquiers, fiscalistes, juristes…). Il a permis aux repreneurs potentiels d’obtenir une vision claire et approfondie de la situation financière de SFR, de ses dettes, de ses contrats et de ses perspectives de croissance. Cette diligence rapide est perçue comme un signal fort de volonté d’avancer rapidement vers un deal structuré. C’est aussi une réponse aux préoccupations des créanciers d’Altice, qui souhaitent que la cession génère des liquidités pour alléger la dette du groupe.
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Un objectif de boucler la vente avant la présidentielle 2027
Avec les données de la due diligence en main, Orange, Bouygues et Free préparent une offre ferme plus ambitieuse que celle de 17 milliards déposée en octobre 2025. Selon BFM Business, ce montant pourrait approcher les 20 milliards d’euros en vue de convaincre Altice France et ses principaux actionnaires. L’ambition de déposer cette nouvelle offre avant la fin avril 2026 vise à éviter que l’opération ne s’étale trop tard dans le calendrier politique. Ce qui pourrait entraîner des débats publics ou des blocages réglementaires dans la période électorale à venir. Néanmoins, à ce stade, aucun accord définitif n’a encore été signé. Les discussions se poursuivent et le trio repreneur reconnaît que les conditions juridiques et financières doivent encore être clarifiées avant la conclusion d’un deal.
L’impact de ce rachat de SFR sur les clients
Le rachat de SFR bouleverserait profondément le marché français des télécoms. Une fois cette opération effectuée, les trois opérateurs dominants se partageraient en effet l’essentiel du marché mobile et fixe. Cette configuration n’a pas été vue en France depuis l’arrivée de Free.
Pour les consommateurs, plusieurs scénarios sont possibles :
- L’apparition des offres promotionnelles temporaires pour fidéliser les abonnés SFR lors de la transition.
- Une amélioration de certaines infrastructures réseaux si les repreneurs décident d’investir plus massivement dans la fibre et la 5G.
- Une éventuelle hausse des tarifs du fait de la réduction du nombre d’opérateurs et d’une concurrence potentiellement moindre à long terme.
Il est toutefois à noter que l’Autorité de la concurrence a d’ores et déjà indiqué qu’elle surveillerait de près toutes les implications de l’opération pour les consommateurs. Il est essentiel d’éviter tout risque de dégradation de l’offre globale.
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Sources : Lalettre.fr, Fandroid.com















