Free Mobile franchit une étape clé de sa stratégie 5G. Selon l'observatoire de l'ANFR au 1er mars 2026, l'opérateur a activé ses premiers sites sur la bande 2,1 GHz. Ce "troisième pilier" technique promet une meilleure couverture intérieure et des débits boostés, marquant le début d'une transition majeure vers la 5G ultra-rapide.
C’est le chaînon manquant qui débarque chez l’opérateur de Xavier Niel. Selon le dernier observatoire de l’ANFR au 1er mars 2026, Free Mobile a commencé l’activation de la bande 2 100 MHz pour son réseau 5G. Une petite révolution technologique pour les abonnés.
Le « pont » qui change tout
Jusqu’à présent, la stratégie 5G de Free reposait sur deux extrêmes : la 700 MHz (grande couverture, petit débit) et la 3,5 GHz (super débit, faible portée). L’arrivée de la bande 2 100 MHz vient combler ce vide.
- L’avantage : Elle offre un compromis idéal entre vitesse et pénétration à l’intérieur des bâtiments.
- Le contexte : Cette fréquence était historiquement réservée à la 3G et la 4G. Avec l’extinction progressive de la 3G annoncée par les opérateurs, Free réutilise ce « terrain » pour booster sa 5G.
Un déploiement chirurgical
Si ses concurrents (Orange, SFR et Bouygues) occupent déjà massivement cette bande avec plus de 20 000 sites activés, Free démarre plus prudemment. L’ANFR a recensé une trentaine de sites opérationnels pour ce lancement, principalement concentrés sur Paris et sa proche banlieue (Issy-les-Moulineaux).
Le chiffre clé : Au total, la France compte désormais 54 440 sites 5G autorisés, dont la quasi-totalité est installée sur des pylônes existants.
Vers la « vraie » 5G (SA)
Pourquoi ce mouvement maintenant ? Ce troisième pilier prépare le terrain pour la 5G Stand Alone (5G SA). En combinant ses trois bandes de fréquences, Free pourra bientôt proposer des débits théoriques grimpant jusqu’à 1,6 Gbit/s, tout en réduisant la latence pour les joueurs en ligne et les usages professionnels.
Source : Observatoire de l’ANFR – Déploiement des réseaux mobiles (Mars 2026)










