Roborock F25 Ultra Steam Gen 2 : la vapeur à 180 °C, vraiment ?

Par Pierre-Jean Alzieu

Roborock F25 Ultra Steam Gen 2
Le Roborock F25 Ultra Steam Gen 2 présenté à l’IFA 2026. © Labo Maison

Roborock muscle son F25 Ultra Steam Gen 2 avec plus de vapeur, de l’eau chaude à 90 °C et 25 000 Pa d’aspiration. Mais les chiffres annoncés méritent quelques précisions.

Fiche Technique / Caractéristiques

Vitesse du rouleau450 tr/min
Autonomie annoncée100 min
FiltrationMousse lavable HEPA
FonctionnalitésAjustement automatique de la puissance Indicateur de charge (%) Mode Turbo Nettoyage brosse automatique Eclairage LED du sol Inclinaison à 180° Position parking Séparation solides/liquides

Présentation détaillée du Roborock F25 Ultra Steam

Roborock arrive à l’IFA 2026 en position dominante : la marque s’appuie sur le classement IDC du deuxième trimestre pour revendiquer la première place mondiale sur les aspirateurs robots au premier semestre, en volume comme en valeur. À Berlin, elle ne présente pas que des robots aspirateurs. Le F25 Ultra Steam Gen 2 succède au Roborock F25 Ultra que nous avons testé, et l’accompagne d’un F25 Pro Turbo Combo modulaire.

Le sujet de la génération 2, c’est la chaleur. Vapeur, eau chaude, autonettoyage brûlant : tout l’argumentaire tourne autour de la température. Reste à savoir ce que ces degrés recouvrent exactement.

Deux fois et demie plus de vapeur

Roborock F25 Ultra Steam Gen 2 lavant le sol
Le F25 Ultra Steam Gen 2 utilise vapeur et eau chaude pour laver les sols. © Labo Maison

Le mode Turbo Steam est le nouvel argument central. Roborock annonce 5 000 mg/min de vapeur, contre 2 000 mg/min sur le F25 Ultra de première génération — d’où le fameux « 2,5× ». La vapeur est disponible en 30 secondes après préchauffage, couvre une surface annoncée de 500 cm² et vise les taches sèches et les résidus gras sans produit d’entretien.

Sur la sécurité des sols, Roborock met en avant une certification TÜV SÜD : après 18 000 allers-retours simulant cinq ans d’usage, le parquet massif testé n’aurait présenté ni gonflement, ni déformation, ni fissure. L’appareil décroche par ailleurs la certification « Allergy Friendly » de l’ECARF, comme les Saros 20 Neo et Saros 20 Flow Complete présentés au même moment.

L’eau chaude contre le gras de cuisine

Écran du Roborock F25 Ultra Steam Gen 2
L’écran affiche le mode sélectionné et l’autonomie restante. © Labo Maison

Deuxième volet : le système WaveFlow fait circuler de l’eau à 90 °C sur toute la largeur du rouleau, avec un triple dispositif anti-calcaire. L’idée est moins de désinfecter que d’empêcher la brosse de se charger en graisse et de la redéposer au sol — un défaut classique des aspirateurs laveurs sur carrelage de @cuisine. Roborock revendique un taux de retrait de 100 % sur des taches d’huile de cuisson, mesuré par TÜV SÜD en un seul aller-retour.

Le reste de la fiche suit : 25 000 Pa d’aspiration, 33 N de pression au sol, 450 cycles de brossage par minute, rouleau anti-emmêlement JawScrapers testé par SGS à 0 % d’enroulement sur 2 000 cheveux de 50 cm.

Un bras de bordure et une coupe à 0 mm²

Bras SensEdge du Roborock F25 Ultra Steam Gen 2
Le bras SensEdge aide à nettoyer au plus près des bordures. © Labo Maison

Le SensEdge AI Robotic Arm se relève à la poussée pour éviter de pousser l’eau sale devant l’appareil, puis redescend en 0,18 seconde pour nettoyer au ras de trois côtés du rouleau. Roborock parle d’une distance résiduelle de 0 mm², assortie d’une amortisation adaptative censée essuyer l’eau restante dans les joints. La logique est la même que celle des bras latéraux qui se généralisent sur les robots, appliquée cette fois au balai laveur.

Des valeurs à remettre dans leur contexte

Roborock détaille précisément les conditions de mesure de plusieurs chiffres avancés pour le F25 Ultra Steam Gen 2, ce qui permet de mieux les interpréter.

Les 180 °C annoncés pour la vapeur correspondent ainsi à une mesure réalisée à la sortie de la résistance interne, et non directement au niveau du sol. La température effectivement délivrée par la tête de nettoyage peut donc être différente. Même précision pour les 95 °C du séchage, mesurés dans le conduit d’air, tandis que les 90 °C de l’eau chaude ont été relevés lors de tests internes à pression atmosphérique standard.

L’autonomie varie également selon le mode utilisé. Les 100 minutes annoncées sont obtenues en mode Auto avec l’aspiration réglée sur Eco. En mode vapeur, plus énergivore, Roborock indique une autonomie de 30 minutes. La surface maximale de 780 m² par charge repose elle aussi sur un protocole Auto/Eco, avec une vitesse de déplacement de 0,5 m/s.

Des conditions de mesure classiques pour ce type de produit, mais qu’il est utile de garder en tête pour distinguer les performances maximales annoncées de celles que l’on pourra observer selon les usages. Notre test permettra justement de mesurer ces écarts en conditions réelles.

Prix et disponibilité

Roborock n’a communiqué ni tarif ni date de commercialisation, en France comme ailleurs, et rappelle qu’il échelonne traditionnellement ses lancements entre l’Europe et les États-Unis. Le Roborock F25 Ultra de première génération étant positionné dans le haut du panier des aspirateurs laveurs, il faut s’attendre à le voir arriver aux alentours de 600 €.

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