Avec ses 7,89 cm de haut, l’AEG Trilobite 8000 GEN2 veut se faufiler partout. Mais face aux Roborock et Dreame déjà ultra-plats, son avantage paraît mince.
Fiche Technique / Caractéristiques
| Hauteur | 7.89 cm |
| Hauteur du seuil | 3 cm |
| Système de navigation | Caméra(s) Télémètre laser |
| Système de lavage | Patins |
| Station du robot | Charge Aspiration du collecteur Lavage des patins / lingette Remplissage eau propre Séchage des patins / lingette Détergeant |
| Fonctionnalités de nettoyage | Détection auto tapis Nettoyage pièce par pièce Nettoyage ciblé Exclusion des zones Programmation des horaires Détection des marches/obstacles/ Vide Detection des objets en temps réel Gestion des étages |
Présentation détaillée du AEG Trilobite 8000 GEN2
Annoncé le 1er septembre dans le communiqué IFA 2026 d’Electrolux Group, le Trilobite 8000 GEN2 mise sur une seule caractéristique dominante : sa hauteur. Avec 7,89 cm, AEG le compare à une canette de soda — il passe donc sous une bonne partie des meubles bas, des lits et des canapés qui bloquent les robots aspirateurs laveurs classiques. Il aspire, lave, sèche sa serpillière, et revendique jusqu’à 40 % d’aspiration en plus ainsi que 100 % des gros débris ramassés.
Sous les 8 cm, AEG rejoint le peloton plutôt qu’il ne le devance
L’ultra-plat était un vrai différenciant il y a deux ans. Il ne l’est plus. Les gammes premium des deux leaders du secteur sont déjà passées sous la barre des 8 cm, en supprimant la tourelle LiDAR ou en la rendant escamotable.
Chez Roborock, le Saros 20 abaisse sa tourelle pour descendre à 7,98 cm, tandis que le Roborock Saros 20 Sonic atteint la même hauteur en se passant purement et simplement de tourelle, grâce à une navigation par capteurs répartis dans le châssis. Chez Dreame, le X60 Max Ultra Complete présenté au CES 2026 descend à 7,95 cm avec un module LDS rétractable — la génération précédente, le X50 Ultra Complete, plafonnait encore à 8,9 cm.
L’avance revendiquée par AEG se chiffre donc à neuf dixièmes de millimètre sur Roborock, et six centièmes sur Dreame.
Ce qui reste vrai, en revanche, c’est le constat de départ. La majorité du marché, milieu de gamme compris, reste bloquée autour de 9 à 10 cm à cause de la tourelle LiDAR. Descendre sous les 8 cm demande soit un capteur escamotable, soit une navigation entièrement repensée — deux solutions coûteuses, qui restent réservées au haut de gamme. Le Trilobite 8000 GEN2 se situe donc bien dans le peloton de tête, il n’est simplement pas seul.
Les 40 % d’aspiration en plus : par rapport à quoi ?
C’est là que le communiqué demande une lecture attentive. La note précise que la comparaison porte sur un test interne d’aspiration sur tapis entre ce produit et le Trilobite précédent, selon la norme IEC 62885-2.
Autrement dit, les 40 % se mesurent face à la génération antérieure d’AEG, pas face au marché. Ce que le chiffre dit : le nouveau modèle aspire mieux que l’ancien. Ce qu’il ne dit pas : où il se situe face à la concurrence. Et pour cause — aucune valeur absolue en pascals n’est communiquée.
AEG choisit ici de ne pas entrer dans la surenchère des chiffres en pascals. Là où Roborock affiche 35 000 Pa sur le Saros 20 Sonic et Dreame la même valeur sur le X60 Max Ultra Complete, la marque préfère communiquer sur des gains mesurés en conditions d’usage : jusqu’à 40 % d’aspiration en plus par rapport à la génération précédente. Une approche plus prudente, mais qui rend la comparaison directe avec les concurrents nettement moins évidente.
Même logique pour les gros débris : AEG annonce 100 % de ramassage, mais dans un protocole précis, après trois passages sur tapis avec des objets normalisés d’environ 7 × 8 mm. Le chiffre est donc à lire comme un résultat de test encadré plutôt que comme une promesse de tout aspirer du premier coup.
Un nom qui vient de loin
Le choix du nom n’est pas anodin. Le Trilobite est l’un des tout premiers robots aspirateurs commercialisés au monde, lancé par Electrolux au début des années 2000, avant même la démocratisation du Roomba. Le groupe suédois a ensuite quitté le segment pendant des années, pendant lesquelles Roborock, Dreame, Ecovacs et Narwal ont pris le contrôle du marché, du milieu de gamme au très haut de gamme.
Ressortir ce nom, c’est revendiquer une antériorité — et rappeler qu’AEG revient sur un terrain qu’elle a abandonné. Le retour se fait avec la finesse comme argument principal, mais sans les fonctions qui structurent aujourd’hui le haut de gamme : bras articulé, franchissement de seuils élevés, station raccordable à l’eau.
Ce que le communiqué ne dit pas
Ni prix, ni date de disponibilité, ni marché de lancement. Rien non plus sur la station d’accueil, alors que le séchage automatique de la serpillière en suppose une, ni sur l’autovidage, l’autonomie ou la capacité du bac.
Ce sont précisément les points qui décideront de la crédibilité du produit, sur un segment où les Saros et les X60 tournent autour de 1 500 € au lancement et chutent vite en promotion. Si AEG vise ce niveau de prix, il faudra plus que 0,9 mm.
Sources : Electrolux Group.
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